Friday, July 24, 2026

Déclaration du secrétaire d’État Marco Rubio à la presse

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d’État des États-Unis
Marco Rubio, secrétaire d’État
Le 23 juillet 2026
Centre international des congrès des Philippines
Manille, Philippines
EXTRAITS

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO :  Bon, alors, quoi de neuf ?  

QUESTION : Avez-vous fait des progrès sur l’Ukraine aujourd’hui ? La Russie est-elle vraiment sérieuse en ce qui concerne la paix cette fois-ci ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Vous croyez vraiment qu’on a réglé la guerre en Ukraine en 30 minutes ici, en Asie ? Ce n’est pas comme ça que cela marche. Écoutez, on a eu une bonne conversation, une conversation franche. Je ne vais pas vous dire de quoi on a parlé, parce que… la diplomatie ne fonctionne pas bien quand on se précipite vers les micros après coup. Je me contenterai de dire – je vais vous répéter ce que je vous ai dit hier. Les États-Unis, le président a clairement indiqué que nous voulons – si nous le pouvons, nous sommes prêts à jouer un rôle constructif pour mettre fin à une guerre absurde. Et nous sommes prêts à le faire, et nous l’avons bien sûr exprimé, et nous l’avons dit lors d’autres réunions. Nous avons également abordé d’autres sujets. 

*** 

QUESTION : En Ukraine, avez-vous l’impression que la dynamique du conflit est en train de basculer légèrement ? Et si oui, cela transparaît-il dans ces discussions diplomatiques ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : C’est une guerre sanglante. C’est une guerre très sanglante. La Russie subit désormais des frappes plus loin sur son territoire. C’est quelque chose que l’on n’avait pas vu auparavant. À la fin de l’année, l’hiver va encore s’abattre sur l’Ukraine, et il est évident qu’elle devra défendre son espace aérien. Des gens souffrent chaque jour, c’est… Je pense que c’est le seul conflit – on m’a dit que c’était le seul conflit, de mémoire des militaires, où le taux de morts au combat est supérieur au taux de blessés. C’est dire à quel point il est sanglant. Les Russes, je crois, perdent entre cinq et six mille soldats par semaine. C’est un chiffre stupéfiant. 

QUESTION : Est-ce que cela transparaît dans vos conversations avec Lavrov ? Est-ce que Lavrov exprime en quelque sorte cela ou le reconnaît d’une manière ou d’une autre… 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Bon, écoutez, les gars, quand j’ai ce genre de discussions, ça ne fonctionne pas vraiment à moins que je vienne ici pour résumer ce que dit l’autre camp. Je me contenterai de dire qu’il est évident pour tout le monde que cette guerre est très sanglante. Et écoutez, l’Ukraine a également payé un prix énorme. On a vu des victimes civiles, des frappes à Kyiv. On a constaté une recrudescence de ce genre de choses. C’est certain, cette guerre n’a pas été bénéfique pour l’Ukraine non plus. 

Je pense que les deux parties devraient avoir un intérêt à y mettre un terme. Le défi réside justement dans la recherche d’une issue acceptable pour les deux parties. Nous avons essayé, et nous continuerons d’essayer, de trouver un terrain d’entente permettant d’y parvenir, et nous sommes prêts à jouer ce rôle si l’occasion se présente. Nous l’avons exprimé aujourd’hui et nous l’avons déjà exprimé par le passé. 

*** 

QUESTION : Monsieur, le président Trump a déclaré sur Truth Social que les États-Unis allaient bombarder et détruire un pont ou une centrale électrique chaque fois que l’Iran s’en prendrait à un navire dans le détroit. Fait-il référence aux infrastructures civiles de la région ? Et pensez-vous que ce soit une stratégie efficace ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Il… voilà ce dont il parle. L’Iran nous supplie, d’accord, tant directement qu’indirectement : « Concluons un accord, discutons, discutons. » L’Iran nous supplie tous les jours. Le problème avec l’Iran, c’est que chaque fois qu’ils concluent un accord, les dirigeants là-bas soit le rompent, soit veulent le modifier. Il semble donc qu’ils ne soient pas prêts à conclure un accord, et ils vont donc continuer à en payer le prix. Et ce prix augmente de plus en plus chaque nuit. C’est ce qui se passe actuellement. Et jusqu’à ce que – peut-être dans quelques jours – ils se rendent compte que ce n’est pas une bonne affaire pour eux, ils seront prêts à conclure un accord. 

Et c’est ce que le président souligne : l’idée que cette situation va perdurer. Mais elle ne va pas se poursuivre ainsi : le prix continuera d’augmenter chaque nuit jusqu’à ce qu’ils reviennent à la raison. Pour l’instant, il semble que ce ne soit pas le cas, et le président ne voit donc pas l’intérêt de répondre à leurs avances à ce stade car, franchement, l’Iran n’est manifestement pas prêt à conclure un accord, du moins pas un accord qu’il soit disposé à respecter. 

*** 

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, le compte-rendu russe de votre rencontre évoque une nouvelle fois les propositions d’Anchorage. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistent ces propositions et dans quelle mesure elles sont d’actualité aujourd’hui ?  

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Oui, enfin, il n’y a pas eu… Je veux dire, des propositions, on sait qu’il en a été fait état – on parle de « 3+2 », elles sont (inaudible), mais elles ont échoué. On ne peut pas conclure d’accord de paix sans l’accord des deux parties, et les Ukrainiens n’étaient pas d’accord, c’est pourquoi cette initiative n’a pas abouti. Il va donc falloir trouver de nouvelles propositions et de nouvelles idées, car celle-là, en tout cas, n’était pas acceptable pour l’Ukraine à l’époque, et je ne pense pas qu’elle le soit davantage aujourd’hui. En fait, elle l’est probablement encore moins pour eux. 

Donc, si – lorsque l’on parviendra à la paix, ce sera grâce à de nouvelles idées et à de nouveaux concepts, et nous sommes prêts à en proposer dans un cadre et au sein d’une instance appropriés. Si l’occasion se présente et si les conditions sont réunies, nous sommes prêts à jouer ce rôle de manière constructive. 

*** 

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, vous avez affirmé que la CPI menaçait la souveraineté des États-Unis et de leurs alliés. Comment conciliez-vous cette position avec la nécessité de disposer d’un mécanisme international permettant de traduire en justice les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Eh bien, voici comment je les concilie. Nous ne sommes pas membres de la CPI. Nous n’avons jamais signé ce traité ; nous n’y avons jamais adhéré. Et pourtant, ils affirment assez curieusement avoir le droit de s’en prendre à des États non signataires et d’emprisonner des chefs d’État et d’autres personnalités. Nous avons depuis longtemps des différends avec eux, et il y a au sein de la CPI des fous et des excentriques qui parlent d’inculper pour des crimes des membres des forces armées américaines, voire même le président actuel ou un futur président. Et cela n’arrivera pas ; cela n’arrivera tout simplement pas. 

Nous ne sommes pas membres de cette cour ; nous n’avons jamais signé ce traité. Ils doivent le comprendre. Si certains veulent signer et faire partie de cette organisation ridicule, libre à eux. Mais nous n’en ferons pas partie, et ils n’exerceront pas leur juridiction sur les Américains. Cela n’arrivera tout simplement pas. Nous ne le tolérerons ni aujourd’hui ni à l’avenir, et nous les en avons avertis à maintes reprises. Et maintenant, ils vont en subir les conséquences s’ils continuent à nous ignorer. 

*** 

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, puis-je revenir sur la question de l’Ukraine, s’il vous plaît ?    

(…) 

QUESTION : À ce propos – oui – et votre rencontre avec M. Lavrov. Le ministère russe des Affaires étrangères a publié un communiqué selon lequel M. Lavrov vous avait dit, demandé ou fait savoir que les États-Unis devaient cesser d’armer l’Ukraine. Quelle a été votre réaction ? Et – il y a un communiqué. Ils ont déclaré que, que M. Lavrov —   

(…) 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Eh bien, tout d’abord, la position des États-Unis à ce sujet est que nous ne… nous vendons des armes.   

(…) 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Nous vendons des armes par le biais du PURL, une initiative que nous menons dans le cadre de l’OTAN. Et c’est ce à quoi nous participons. Notre politique à cet égard n’a pas changé. Mais nous voulons un accord de paix ; nous voulons que la guerre cesse. Nous sommes prêts à jouer tout rôle positif possible pour mettre fin à la guerre. Et pour y parvenir, il faudra trouver un accord sur lequel la Russie et l’Ukraine puissent s’entendre. Cela ne se fera pas lors d’une conférence de presse. Cela ne se fera pas lors d’une seule réunion ici, aux Philippines. Cela demandera beaucoup de travail. 

Nous nous sommes investis dans cet effort par le passé. Cela n’avait pas abouti, ou du moins cela n’avait pas porté ses fruits à l’époque. Si les conditions et les facteurs ont évolué pour rendre cela possible, nous sommes prêts à nous lancer. Le président s’y est engagé. Et chaque jour, si nous identifions une opportunité de faire la différence dans ce domaine, nous la saisirons. Car en fin de compte, ce qui importe le plus au président, ce n’est pas ce que les gens… enfin, voici ce qui lui tient le plus à cœur : que les gens cessent de mourir, que les gens cessent d’être massacrés, que l’Ukraine puisse continuer de vivre en paix et que les Ukrainiens puissent retourner dans leur pays pour le reconstruire, que 5 000 jeunes Russes par semaine ne soient pas tués sur le champ de bataille. 

Il pense qu’il s’agit d’une guerre stupide ; il estime que c’est une guerre absurde. Et si nous pouvons contribuer à y mettre fin, nous utiliserons le pouvoir et l’influence des États-Unis pour y parvenir. Nous sommes prêts à le faire dès que l’occasion se présentera, et j’espère que c’est déjà le cas et que cela se produira. C’est d’ailleurs ce que nous n’avons cessé de faire savoir aux deux parties. 

QUESTION : Dans le même ordre d’idées, Monsieur le Secrétaire, vous avez déclaré que vous étiez ouvert à de nouvelles idées. Maintenant que vous avez rencontré M. Lavrov, êtes-vous, le président et vous, prêt à vous entretenir avec vos homologues ukrainiens s’ils se rendent à Washington la semaine prochaine pour les funérailles ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Eh bien… je ne sais pas s’ils viendront la semaine prochaine ou non. Je crois que le président Zelensky avait fait part de son intérêt à venir. Nous les avons rencontrés – enfin, nous venons de voir – nous allons les rencontrer. Nous les avons souvent rencontrés ; nous leur parlons souvent. En fait, nous les avons vus il y a deux semaines en Turquie. Je dirais que nous avons probablement rencontré les Ukrainiens bien plus souvent que la partie russe, et je suis sûr que nous les reverrons à l’avenir, quel que soit le moment. Nous sommes toujours ouverts à l’idée de les rencontrer. 

*** 

QUESTION : En ce qui concerne la déclaration de Trump sur les ponts et les centrales électriques, j’aimerais simplement avoir quelques précisions. Excluez-vous de frapper des infrastructures civiles ? 

(…) 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Écoutez, j’ai vu Araghchi, leur ministre des Affaires étrangères, qui a dit l’autre jour – ou quelque chose du genre – que leur politique, c’était « œil pour œil ». La politique du président, c’est « une tête pour un œil ». Honnêtement, c’est comme ça que ça va se passer. Je veux dire par là qu’ils vont payer un prix très cher pour ce qu’ils font.  Ils paient déjà un prix très lourd. Vous ne le savez pas parce que vous ne le couvrez pas. Vous n’êtes pas en Iran ; vous n’êtes pas dans la rue. Il n’y a pas de presse libre là-bas. Mais ils vont continuer à payer un prix très lourd. 

Leur base industrielle a été décimée. Leur base industrielle de défense a été décimée. Ils perdent des lanceurs ; ils perdent des radars chaque nuit. Ils subissent des milliards de dollars de dégâts, et leur économie est un désastre. Mais malgré tout cela, bon, ces gens qui nous appellent tous les jours pour nous supplier de conclure un accord, ils nous envoient des messages par l’intermédiaire d’autres pays, de pays tiers. Ils sont à court de pays par l’intermédiaire desquels s’adresser à nous – même ici, des représentants de certains pays sont venus me voir en me disant : « Ah, je viens de parler aux Iraniens, ils veulent conclure un accord. » Le problème, c’est que chaque fois que ces gens concluent un accord, soit ils le rompent, soit, une fois qu’ils l’ont conclu, ils veulent le modifier. 

Ils ne sont probablement pas encore prêts à conclure un accord, mais ils le seront bientôt, car le prix qu’ils paient est très élevé, malgré leurs discours musclés, leur langage fleuri et leurs stupides vidéos de Lego qu’ils publient – je ne les ai jamais vues, mais ils les diffusent sur les réseaux sociaux. Malgré toute cette fanfaronnade, ils souffrent énormément, et ils vont souffrir encore davantage jusqu’à ce qu’ils reviennent à la raison. Ils n’en sont malheureusement pas encore là. 

(…) 

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, un dernier point sur l’Iran : quelle est la porte de sortie pour l’Iran ? Le temps est-il compté pour la diplomatie ? 

(…) 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Je ne pense tout simplement pas qu’ils soient sérieux dans leur volonté de conclure un accord. Ces types-là… plus le président apprend à les connaître, plus il s’en rend compte. Je crois qu’il l’a dit hier. Il a prononcé un discours en Géorgie. Le problème avec ces gens-là, c’est qu’on ne peut pas conclure d’accord avec eux s’ils ne comptent pas le respecter ; ils concluent des accords, puis les rompent presque immédiatement, ou décident : « Ah, changeons les termes de l’accord. » Ce n’est pas ainsi que fonctionnent les accords.  Ils ont violé le protocole d’accord quelques jours seulement après sa mise en œuvre. Nous, nous avons respecté notre engagement. Donc, maintenant, ils en paient le prix. Et peut-être qu’ils changeront d’avis dans les prochains jours, à mesure qu’ils continueront de subir de lourdes pertes. 

*** 

QUESTION : Dans ce contexte, Monsieur le Secrétaire, les États-Unis cherchent-ils à provoquer un changement de régime en Iran ou simplement à modifier son comportement ?  

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Je pense que les États-Unis souhaitent un Iran dénucléarisé qui ne disposera jamais d’arme nucléaire. Quant à l’avenir de l’Iran, il est évident qu’il serait plus facile qu’il y ait à sa tête des dirigeants ne souhaitant pas se doter d’armes nucléaires, mais en définitive, c’est là notre intérêt. Notre priorité absolue, et la menace qu’ils font peser sur le monde, ce sont ces fous qui seraient en possession d’une arme nucléaire, et cela n’arrivera pas, pas tant que Donald Trump sera président. Je ne sais pas si un futur président… Je sais que certains anciens présidents ont conclu de mauvais accords, et que d’autres n’ont tout simplement pas traité le problème. Mais notre enjeu, notre préoccupation et notre priorité, c’est la dénucléarisation de l’Iran. Il ne devra jamais disposer d’une arme nucléaire. Je ne sais pas combien de fois le président devra le répéter. 

(…) 

QUESTION : Qu’est-ce qui a changé entre aujourd’hui et le début de la guerre, lorsque le président avait laissé entendre que ce ne serait pas le cas, que le changement de régime faisait partie des objectifs de la guerre ? 

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT RUBIO : Non, il n’a jamais dit que le changement de régime était un objectif. Dès le tout début, c’est-à-dire dès le premier jour de l’opération, il était très clair que nous allions neutraliser leurs lance-missiles, leurs drones, leurs usines et leur marine. Leur marine n’existe plus. La… il n’y a plus de marine iranienne. Tout ce qui leur reste, c’est une poignée de « Boston Whalers », mais ils n’ont pas vraiment beaucoup de… ils n’ont pas de marine. Ils n’ont pas d’armée de l’air. Leurs défenses aériennes ont été anéanties dès le tout début. 

En fait, ce que le président a souligné, c’est que le peuple iranien mérite de meilleurs dirigeants. Ils massacrent leurs propres concitoyens par milliers. Ils leur tirent dans la tête ; ils les massacrent dans les rues. Oui, cela ne nous plaît pas ; nous pensons que ce n’est pas bon pour l’Iran. Mais notre objectif et notre intérêt national en Iran, c’est qu’ils ne puissent jamais disposer d’une arme nucléaire. Et c’est ce qu’ils auraient essayé de faire s’ils avaient pu se retrancher derrière deux fois plus de missiles, deux fois plus de drones que ceux dont ils disposent actuellement – c’est là où ils en seraient dans environ un an s’ils avaient poursuivi leur programme de construction au même rythme. 


Voir le contenu d’origine :  https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/07/secretary-of-state-marco-rubio-remarks-to-the-press-15/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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