Friday, July 31, 2026

Point de presse numérique dans le cadre du Symposium sur la logistique et les communications en Afrique, en collaboration avec les départements du Commerce et de la Guerre des États-Unis

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d’État des États-Unis
Centre régional des médias pour l’Afrique
Mark Mitchell, sous-secrétaire adjoint chargé du Bureau Moyen-Orient et Afrique, direction du commerce international, département du Commerce des États-Unis
Général de brigade Paul G. Filcek, directeur de la logistique, commandement des États-Unis pour l’Afrique
Le 29 juillet 2026

MODÉRATEUR : Bonjour et bienvenue à tous les journalistes, de toute l’Afrique, au Centre régional des médias pour l’Afrique du département d’État des États-Unis. Je m’appelle Phillip Assis et je suis le directeur de ce centre. Nous avons le privilège d’accueillir aujourd’hui Mark Mitchell, sous-secrétaire adjoint au sein du Bureau Moyen-Orient et Afrique de la direction du commerce international du département du Commerce des États-Unis, ainsi que le général de brigade Paul G. Filcek, directeur de la logistique au commandement des États-Unis pour l’Afrique, l’AFRICOM. Veuillez noter qu’une annonce précédente concernant cette conférence de presse mentionnait l’ancien titre du général de brigade Filcek ; son titre exact est directeur de la logistique à l’U.S. Africa Command. Nos deux invités se joignent à nous depuis le Symposium sur la logistique et les communications en Afrique, qui se tient actuellement en Éthiopie.

Le point de presse d’aujourd’hui est officiel et vous pouvez utiliser des citations de nos deux invités en mentionnant leur nom et leur titre. Nous allons commencer le point de presse d’aujourd’hui par l’allocution liminaire du sous-secrétaire adjoint Mark Mitchell, puis par celle du général de brigade Paul G. Filcek, puis nous passerons à vos questions. Et nous essaierons de répondre au plus grand nombre possible de vos questions au cours de ce point de presse.

Sur ce, j’ai le plaisir de céder la parole au sous-secrétaire adjoint Mark Mitchell.

M. MITCHELL : Merci, et bonjour à tous. Merci pour l’invitation. Je m’appelle Mark Mitchell et j’occupe le poste de sous-secrétaire adjoint au Commerce des États-Unis, chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique. Je termine actuellement quatre journées fructueuses à Addis-Abeba, où j’ai participé au Symposium sur la logistique et les communications en Afrique, ainsi qu’à de nombreuses réunions constructives avec le gouvernement éthiopien, Ethiopian Airlines et plusieurs partenaires du secteur privé.

Ce fut un plaisir de renouer le contact avec le général Anderson et de poursuivre le renforcement des relations entre le département du Commerce et l’AFRICOM. C’est l’une de mes priorités depuis mon premier jour au sein du département du Commerce. En présence de délégués de plus de 40 pays, le Symposium sur la logistique et les communications en Afrique offre une véritable plateforme à l’échelle du continent – une occasion rare de promouvoir les entreprises américaines auprès de la quasi-totalité de l’Afrique en un seul événement. J’ai eu l’occasion d’évoquer le rôle fondamental de la sécurité pour le développement économique, ainsi que de rencontrer et de présenter les entreprises américaines qui contribuent à assurer cette sécurité.

Le groupe de travail sur les investissements stratégiques dans les infrastructures, lancé en début d’année par le sous-secrétaire d’État Landau en collaboration avec l’Union africaine, témoigne de cet engagement. Il s’agit d’une initiative que le département du Commerce est bien placé pour soutenir à l’avenir.

Les entreprises américaines, notamment dans les secteurs de la logistique et des communications, proposent des technologies parmi les plus performantes et la meilleure qualité qui soient. Ces technologies aident les pays africains à instaurer la sécurité et la stabilité nécessaires à la réussite des projets menés dans le cadre de ce groupe de travail.

Ici, en Éthiopie, j’ai eu l’occasion de constater par moi-même les opportunités que ce pays offre aux investisseurs et aux entreprises américaines. Le moment choisi pour cette visite était particulièrement opportun, juste après le dialogue public-privé que la Chambre de commerce américaine a coorganisé avec la Commission éthiopienne des investissements la semaine dernière – une nouvelle avancée dans la bonne direction pour consolider l’environnement commercial favorable des entreprises américaines sur place. De l’avis général, ce dialogue a été un événement marquant, dans le prolongement des réformes que le gouvernement éthiopien continue de mener, des réformes qui ouvriront de réelles opportunités aux entreprises américaines et favoriseront le développement des relations entre les États-Unis et l’Éthiopie.

Ma rencontre avec Ethiopian Airlines en a été pour moi l’un des moments forts. Mon père a en effet travaillé comme pilote pour cette compagnie il y a de nombreuses années. Le fait de renouer ce lien revêtait donc une signification particulière. Nous avons pu discuter du projet de l’aéroport international de Bishoftu, qui constitue une initiative remarquable et très prometteuse tant pour la compagnie que pour le pays tout entier.

À tous les niveaux des différentes agences, le gouvernement américain s’est engagé à explorer les moyens de soutenir la mise en œuvre de ce projet transformateur. Le département du Commerce s’est d’ailleurs fortement mobilisé pour garantir une participation significative des États-Unis.

À cet égard, le partenariat entre Boeing et Ethiopian Airlines reste une source de fierté pour les États-Unis et l’Éthiopie. Nous nous réjouissons des perspectives que l’extension de cet aéroport ouvre pour la croissance de la compagnie aérienne, avec davantage d’appareils Boeing équipés de moteurs GE Aerospace pour effectuer les liaisons entre l’Afrique et le reste du monde.

Enfin, l’Institut éthiopien de l’intelligence artificielle a constitué un autre point d’orgue de ma visite ; j’y vois une réelle opportunité de collaboration entre les États-Unis et l’Éthiopie. Le département du Commerce a été chargé par le président de diriger la stratégie du gouvernement américain en vue de la promotion de l’exportation des technologies américaines en matière d’IA, et nous sommes impatients de donner suite aux discussions que nous avons eues ici, et, à cet égard, de faciliter la mise en œuvre du programme ambitieux de l’Éthiopie dans ce domaine.

Dans l’ensemble, ma visite ici m’a confirmé l’étendue des opportunités commerciales concrètes et croissantes qui s’offrent aux entreprises américaines en Éthiopie et dans toute l’Afrique. Des événements tels que le Symposium sur la logistique et les communications en Afrique constituent exactement le type de plateforme que nous devons continuer à créer pour transformer ces opportunités en nouveaux partenariats porteurs, et le département du Commerce est présent ici et déterminé à travailler en étroite collaboration avec nos collègues de l’AFRICOM et d’autres agences du gouvernement américain pour mener à bien cette mission. Merci.

MODÉRATEUR : Parfait. Merci, Monsieur le sous-secrétaire adjoint Mark Mitchell. Général de brigade Paul G. Filcek, souhaitez-vous ajouter quelque chose avant que nous passions aux questions ?

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Oui, merci. Bonjour à tous et merci de nous offrir cette occasion de mettre en avant une semaine exceptionnelle sur le continent africain. Le sous-secrétaire adjoint Mitchell et moi-même vous présenterons deux points de vue différents (inaudible) sur notre rôle de co-organisateurs, aux côtés du ministère éthiopien de la Défense, du Symposium sur la logistique et les communications en Afrique de 2026. Je tiens à exprimer notre sincère gratitude envers le peuple éthiopien, et tout particulièrement envers le ministère éthiopien de la Défense, pour avoir accepté de s’associer à nous dans le cadre de cet événement. La logistique et les communications sont manifestement une priorité pour l’Éthiopie, ainsi que l’interdépendance fondamentale entre ces deux domaines. Nous sommes honorés (inaudible) les communications constituent le fondement de toutes nos opérations militaires, mais plus encore, elles sont le pilier de nos sociétés modernes.

C’est pourquoi, pour la première fois, nous avons délibérément regroupé nos efforts en matière de logistique et de communications au sein d’une même conférence.

Peu importe leur nombre (inaudible) : si nous ne parvenons pas à les acheminer là où on en a besoin, à les soutenir efficacement ou à communiquer rapidement et efficacement, la technologie et les systèmes n’ont aucune valeur. De manière plus succincte, la logistique et les communications constituent l’avantage décisif, car elles fixent les limites de nos capacités opérationnelles. Nous sommes fiers d’avoir marqué l’histoire par l’ampleur de ce symposium. Les 40 pays partenaires et les 27 représentants du secteur privé présents constituent ensemble des records historiques pour un événement thématique coorganisé par l’AFRICOM.

Sur l’ensemble du continent africain, nous sommes confrontés à des menaces croissantes et convergentes qui pèsent sur notre sécurité, notre sûreté et notre prospérité communes, notamment la traite des êtres humains et une augmentation spectaculaire du trafic illicite de stupéfiants – dont le niveau actuel est plus de six fois supérieur à celui d’il y a seulement deux ans. Pour faire face à ces graves menaces et les vaincre, la coopération, la coordination, des communications efficaces et fiables sont indispensables, ainsi que la capacité de déplacer rapidement des personnes, du matériel et des fournitures vers les zones où ils sont nécessaires, souvent sur de longues distances et dans des conditions difficiles.

L’histoire nous rappelle les difficultés de l’acheminement pendant la Seconde Guerre mondiale d’énormes quantités de matériel et de ravitaillement dans le cadre du programme « lend-lease » afin de soutenir les alliés sur tout le continent, en surmontant certains des terrains les plus accidentés et en parcourant certaines des distances les plus longues de la planète. Cet effort n’a abouti que grâce à un investissement ciblé dans les pôles logistiques, les voies aériennes et terrestres, ainsi que dans des systèmes de communication exceptionnels. Ces mêmes exigences fondamentales demeurent aujourd’hui. Nous devons utiliser nos ressources limitées de manière toujours plus judicieuse. Nous avons besoin d’une plus grande interopérabilité et de partenariats de plus en plus (inaudible). Ce symposium rassemble ces 40 pays partenaires et 27 entreprises précisément pour favoriser cet important dialogue – non seulement lors des sessions, mais aussi dans les conversations en marge des salles de réunion.

Il est important de souligner que l’un des thèmes centraux de cet événement est la forte synergie entre la sécurité et les investissements commerciaux : c’est en effet l’élément stratégique de l’AFRICOM, rendu possible par ces investissements, qui crée une stabilité susceptible d’attirer encore davantage d’investissements et de mener à la prospérité. Lorsque nos partenaires réussissent, nous réussissons aussi.

L’histoire d’Ethiopian Airlines en est un exemple éloquent. Il y a près de quatre-vingts ans, ces pionniers qui rêvaient de grandes choses savaient d’emblée que le succès ne dépendait pas uniquement des avions et des pilotes. Seuls des investissements importants dans la maintenance, la réparation, la révision, l’exploitation des dépôts, la formation et le développement du personnel, ainsi qu’une chaîne d’approvisionnement solide, pouvaient garantir un succès durable. C’est grâce à cette clairvoyance qu’Ethiopian Airlines reste aujourd’hui la première compagnie aérienne du continent.

Nous nous trouvons à un tournant. L’ère numérique, marquée par l’expansion des constellations de satellites, les drones connectés, les communications mondiales et l’accélération de l’intelligence artificielle, transforme rapidement non seulement la guerre, mais aussi les structures fondamentales de la société. Notre mission consiste à expérimenter, à nous adapter, à tester, à apprendre et à agir rapidement pour mettre en place des technologies logistiques et de communication ainsi que des programmes de soutien qui fonctionnent réellement dans le contexte africain.

La logistique et les communications, les partenariats industriels, la coopération régionale et l’interopérabilité : ce ne sont pas là les aspects les plus passionnants de la défense et de la sécurité, mais ce sont les éléments qui, en fin de compte, déterminent le succès ou l’échec, la victoire ou la défaite. Notre objectif, à l’occasion de ce Symposium sur la logistique et les communications en Afrique, est de renforcer nos partenariats, d’échanger sur les défis pour aboutir à des solutions communes, et d’encourager les investissements dans les capacités qui garantiront la sécurité de notre pays et la protection de notre peuple.

Je vous remercie et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions.

MODÉRATEUR : Parfait, merci. Merci, Monsieur le Général de brigade Paul G. Filcek. Nous allons maintenant entamer la partie questions-réponses du point de presse d’aujourd’hui, mais sachez qu’il ne sera pas possible de répondre à toutes vos questions dans le peu de temps dont nous disposons aujourd’hui.

Cela étant dit, la première question nous est posée par Fishe Media, du Nigeria, et porte sur la concurrence en matière d’influence mondiale. Sa question – qui s’adresse au sous-secrétaire adjoint Mitchell – est la suivante : « Les pays africains entretiennent des relations simultanées avec les États-Unis, la Chine, l’Union européenne, la Turquie et les États du Golfe. Quelle valeur unique les États-Unis estiment-ils apporter à leurs partenaires africains qui les distingue de ces autres acteurs ? »

M. MITCHELL : Merci pour cette question. C’est vrai, les pays africains ont aujourd’hui plus de choix que jamais en matière de partenaires internationaux, et c’est une bonne chose. Voici ce qui, selon moi, distingue les États-Unis des autres.

Tout d’abord, l’approche américaine repose sur des partenariats à long terme axés sur les entreprises, et non sur des transactions ponctuelles. Notre secteur privé investit sur le long terme, et contribue ainsi à bâtir des écosystèmes commerciaux durables qui renforcent les institutions locales, s’ancrent profondément dans les capacités réglementaires et élargissent les opportunités pour les entreprises et les travailleurs africains. Nous le constatons dans des secteurs tels que l’énergie, les infrastructures numériques, les minerais critiques et la logistique, autant de domaines dans lesquels les entreprises américaines apportent une technologie de pointe, une transparence et des pratiques opérationnelles de haut niveau qui favorisent la résilience et la bonne gouvernance.

Deuxièmement, les États-Unis apportent des financements de haute qualité, des normes reconnues et des outils d’atténuation des risques qui contribuent à faire passer les projets du stade de concept à celui de projets rentables. Le département du Commerce et le département d’État collaborent actuellement dans le cadre d’un programme intitulé « Assistance technique pour des infrastructures finançables en Afrique », qui aide les gouvernements africains à développer des projets rentables susceptibles d’attirer une participation américaine et de générer de la valeur locale. Il s’agit d’un modèle conçu pour autonomiser les partenaires africains plutôt que de créer une dépendance.

Troisièmement, nous défendons fièrement des marchés ouverts, concurrentiels et transparents. Notre action en matière de diplomatie commerciale, de gouvernance des données et de partenariats d’investissement avec des pays tels que le Kenya, le Nigeria et la Côte d’Ivoire témoigne de notre engagement en faveur d’environnements réglementaires équitables qui favorisent l’innovation tout en préservant la souveraineté. Lorsque les pays africains choisissent des partenaires américains, ils s’adjoignent des collaborateurs qui renforcent leur capacité à négocier efficacement, à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et à façonner les normes mondiales.

Enfin, les États-Unis intègrent de manière unique la coopération économique, sécuritaire et technologique, du soutien aux systèmes numériques sécurisés – écosystèmes, pardon – jusqu’au renforcement de la logistique, comme le Corridor de Lobito, ce qui contribue à instaurer l’environnement propice qui rend possible le succès commercial à long terme. Nous ne nous contentons pas de mettre en œuvre des projets ; nous créons les conditions d’une croissance durable. En bref, c’est notre approche intégrée du partenariat, fondée sur l’intérêt mutuel, des normes exigeantes, une gouvernance transparente, la création de valeur locale et un engagement à long terme, qui distingue les États-Unis dans un paysage d’acteurs mondiaux encombré.

MODÉRATEUR : Parfait, merci. La question suivante nous vient également du Nigeria. Elle s’adresse au général de brigade Filcek, et porte sur la préparation. « Ce symposium a pour objectif de renforcer notre état de préparation collectif. Comment l’AFRICOM évalue-t-il objectivement si les partenaires africains gagnent réellement en autonomie opérationnelle, et ne se contentent pas simplement compter davantage sur le soutien logistique américain ? »

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Merci pour cette question. Nous mettons en place des partenariats durables qui permettent d’accélérer considérablement les progrès grâce à notre programme A3I. A3I signifie « évaluer, conseiller, soutenir et intégrer ». Ce programme permet un engagement militaire ciblé et constructif visant à identifier les besoins opérationnels les plus urgents et à y répondre, afin de renforcer les capacités d’accession à l’autonomie.

Cette approche favorisera l’interopérabilité régionale et consolidera les liens entre partenaires afin de faciliter davantage les investissements du secteur privé dans toute l’Afrique (inaudible). À terme, nos tests décisifs conjoints (inaudible) permettront à nos partenaires de démontrer des progrès rapides et nous pourrons évaluer la mesure dans laquelle l’AFRICOM réussit sa transition vers des rôles de soutien et de conseil.

MODÉRATEUR : Très bien, merci. Merci. Notre troisième question, également en provenance du Nigeria, s’adresse au sous-secrétaire adjoint Mitchell, c’est la suivante : « Compte tenu de votre grande expérience dans le domaine de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes, comment les pays africains peuvent-ils tirer parti de l’IA pour améliorer la logistique et les chaînes d’approvisionnement, sans dépendre de manière excessive des technologies étrangères et en garantissant la souveraineté des données ? »

M. MITCHELL : Très bonne question, merci. L’opportunité est bien réelle et se présente à grands pas. L’IA peut transformer la logistique africaine grâce à l’optimisation des itinéraires, à la maintenance prédictive des flottes, à la prévision de la demande, ainsi qu’à l’accélération des formalités douanières et frontalières — autant d’éléments essentiels pour un continent dont la compétitivité dépend du coût et de la fiabilité du transport des marchandises, et pour la mise en place du marché unique de la ZLECAf.

La souveraineté ne signifie pas construire l’ensemble de la pile technologique. Une autonomie technologique totale est irréaliste pour n’importe quel pays, car la pile de l’IA est trop complexe. La véritable souveraineté en matière d’IA consiste à posséder et à utiliser les meilleures technologies de leur catégorie au profit de la population et du pays, à concilier autonomie stratégique et adoption rapide – et non à s’isoler en tentant vainement d’atteindre l’autosuffisance.

Gardez le contrôle de vos données. Les entreprises américaines peuvent mettre en place une infrastructure d’IA à grande échelle et indépendante, dotée de chaînes d’approvisionnement sécurisées et robustes qui minimisent les risques liés aux portes dérobées, tout en garantissant la confidentialité grâce à des mesures de cryptage et une sécurité de pointe afin de maintenir vos données logistiques et commerciales sensibles à l’intérieur de vos frontières et sous votre contrôle.

Tirez parti de l’infrastructure dont vous disposez, adaptée à votre contexte. Lorsque ce sont des entreprises américaines qui la développent, elle vous appartient. Les modèles open source permettent un apprentissage et un réglage fin au niveau local, avec une adaptation linguistique et culturelle, sans orthodoxies politiques sous-jacentes. Et l’IA logistique s’efforce de tirer le meilleur parti des réseaux routiers locaux, des flux commerciaux, ainsi que des ensembles de données et des partenaires locaux.

Choisissez ainsi soigneusement votre écosystème et optez pour l’offre américaine. Le véritable choix ne réside pas dans celui d’une puce ou d’un service cloud, mais dans celui de l’écosystème qui stimulera votre croissance pour la prochaine génération. Tous les écosystèmes n’offrent pas les mêmes performances, la même sécurité, la même transparence, la même protection de la propriété intellectuelle, les mêmes choix commerciaux ou le même respect de la souveraineté nationale. L’écosystème américain, lui, le fait, et notre offre l’emporte objectivement dans le cadre d’une concurrence ouverte.

Enfin, l’IA et l’infrastructure sécurisée du commerce numérique vont de pair. En mettant en place des normes rigoureuses en matière de gouvernance des données, de traçabilité et d’interopérabilité, les gouvernements africains peuvent négocier en position de force avec les fournisseurs externes, garantissant ainsi que toute IA utilisée dans les systèmes douaniers des ports et des corridors respecte les réglementations nationales et favorise leur développement industriel à long terme.

MODÉRATEUR : Merci. Monsieur le sous-secrétaire adjoint Mitchell vous devez partir immédiatement pour votre prochain rendez-vous dans le cadre de ce symposium très chargé ; nous tenons donc à vous remercier de votre présence parmi nous. Nous allons poursuivre cette conférence téléphonique avec le général de brigade Filcek, mais nous tenons à vous remercier d’avoir été des nôtres aujourd’hui.

M. MITCHELL : Merci.

MODÉRATEUR : Bien sûr. Merci. Bon, continuons donc. Nous avons une autre question pour le général de brigade Filcek, c’est la suivante : « Quels avantages l’AFRICOM tire-t-il du fait de remplacer la Conférence logistique de l’Afrique de l’Ouest par ce symposium plus large ? »

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Merci pour cette question. C’est une question qui vient naturellement à l’esprit, puisque nous avons organisé ces conférences séparément par le passé. Mais on peut dire simplement que, dans le domaine de la défense moderne, la logistique et les communications ne peuvent plus être considérées séparément. Elles partagent trop de points communs. La progression naturelle nous amène à les harmoniser au sein d’une même structure afin qu’elles puissent se soutenir mutuellement au mieux.

J’ai eu la possibilité de m’entretenir ici avec tant de hauts responsables de la logistique issus de nos pays partenaires, et j’ai pu constater de mes propres yeux certains exemples d’interdépendances cruciales, dont l’une réside dans des infrastructures et un soutien logistique fiables, qui permettent pleinement le fonctionnement de systèmes de communication interopérables de pointe. Sans la logistique, ces systèmes ne fonctionneraient tout simplement pas, et sans ces systèmes, les opérations ne pourraient pas avoir lieu.

Ainsi, dans ce cadre (inaudible), les deux sont indissociables. Si, dès le premier jour (inaudible), les forces armées qualifient la logistique de colonne vertébrale et les communications de système nerveux, les deux sont indissociables, et je ne vois pas de scenario dans lequel elles seraient séparées à l’avenir (inaudible).

MODÉRATEUR : Monsieur le Gnéral de brigade Filcek, vous avez été coupé un peu à la fin. Je crois que c’était… Aviez-vous terminé votre réponse à cette question ?

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Cela dépend du moment où j’ai été coupé.

MODÉRATEUR : D’accord.

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Avez-vous pu entendre le moment où j’ai (inaudible) dit que j’avais appris directement que (inaudible) ?

MODÉRATEUR : Très bien. Mesdames et messieurs, il semble que nous ayons un petit problème technique, mais nous sommes en train de changer de micro afin que vous puissiez tous entendre plus clairement le général de brigade Paul Filcek. Juste une seconde, merci.

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Pouvez-vous me confirmer que vous m’entendez ?

MODÉRATEUR : On vous entend parfaitement. Merci.

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Magnifique. Par souci de clarté, je pense que je vais revenir sur l’intégralité de la réponse.

MODÉRATEUR : Bien sûr.

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : D’accord. Donc, dans le domaine de la défense moderne, la logistique et les communications ne peuvent plus être considérées séparément, car elles partagent trop de points de convergence et d’interdépendances indissociables. La progression naturelle nous amènerait à les harmoniser au niveau de l’entreprise afin qu’elles puissent se soutenir mutuellement de manière optimale. J’ai eu l’occasion de m’entretenir ici avec tant de hauts responsables de la logistique issus de pays partenaires que j’ai découvert des exemples concrets d’interdépendances cruciales, dont l’une est que des infrastructures et un soutien logistique fiables sont indispensables au bon fonctionnement de systèmes de communication interopérables de pointe, et que l’un ne va pas sans l’autre. Voilà.

MODÉRATEUR : Parfait, merci.

Très bien, voici une autre question sur les technologies émergentes, qui nous vient également du Nigeria. La question est la suivante : « Au-delà des drones, quelles technologies logistiques émergentes – telles que, par exemple, la maintenance prédictive, les chaînes d’approvisionnement assistées par l’IA, le transport autonome ou la fabrication additive – auront, selon vous, l’impact le plus significatif sur les capacités de défense africaines au cours des dix prochaines années ? »

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : J’apprécie particulièrement cette question, et la réponse est que personne ne peut le dire, car tout évolue à un rythme effréné. Mais j’ai quelque chose à proposer à nos auditeurs. Le continent africain présente des défis véritablement uniques parmi les théâtres d’opérations. Cela complique la question de savoir ce qui peut être fait, où, avec quelles économies d’échelle, quelles économies de gamme et avec quel effet. Les avancées les plus significatives viendront des capacités expéditionnaires modulaires – celles que nos partenaires peuvent se procurer progressivement, au rythme de leurs investissements internes ou externes, et qui offrent une transportabilité rapide et un accès sur de vastes distances et dans des conditions difficiles.

Les investissements dans les chaînes d’approvisionnement locales, les infrastructures et les couloirs commerciaux sécurisés, par exemple, auront l’impact le plus significatif. Et bien sûr, toutes les options peuvent et doivent intégrer des aspects modernes tels que la maintenance prédictive et l’IA ciblée. Il se trouve que le programme A3I de l’AFRICOM a recours à l’IA générative pendant la phase de conseil afin de compléter l’analyse et de fournir à chaque pays partenaire ses propres rapports logistiques nationaux.

MODÉRATEUR : Merci. Nous avons le temps de répondre à une dernière question, de la Ghana News Agency, qui est la suivante : « Le Ghana est depuis longtemps considéré comme un partenaire fiable des États-Unis en matière de sécurité en Afrique de l’Ouest. Des initiatives nouvelles ou de nouveaux domaines de coopération avec le Ghana devraient-ils voir le jour à l’issue de l’ALCS26, notamment dans les domaines de la logistique, de la mobilité aérienne ou de la formation militaire ? »

LE GÉNÉRAL DE BRIGADE FILCEK : Merci pour cette question. Oui, la réponse est simple : oui. Le Ghana est un partenaire solide de l’AFRICOM ; il a déjà mené à bien son enquête initiale dans le cadre du programme A3I et est entré dans la phase de conseil et de plaidoyer de ce programme. De plus, l’AFRICOM entretient des relations militaires permanentes qui apportent sans cesse une valeur ajoutée considérable.

MODÉRATEUR : Parfait. Je crois que c’est tout le temps dont nous disposons. Je suis conscient que nous n’avons pas pu répondre à toutes les questions des personnes qui participaient à cette conférence téléphonique, mais nous remercions sincèrement ceux qui ont posé des questions et qui se sont joints à nous aujourd’hui. Je tiens à remercier nos invités d’aujourd’hui. Merci au sous-secrétaire adjoint Mark Mitchell, ainsi qu’au général de brigade Paul G. Filcek d’avoir pris le temps de faire le point sur le Symposium sur la logistique et les communications en Afrique pour nous.

Un enregistrement et une transcription de la conférence de presse d’aujourd’hui seront transmis à tous les journalistes inscrits. Si vous avez des questions concernant le point de presse d’aujourd’hui, vous pouvez nous contacter à l’adresse AFMedia@state.gov. Si vous publiez des articles ou diffusez des reportages issus du point de presse d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous envoyer le lien à cette même adresse e-mail. Je tiens également à vous inviter tous et toutes à nous suivre sur X via notre compte @AfricaMediaHub. Pour nos participants francophones, rejoignez-nous également via le compte @USAenFrancais.

Et merci à vous tous. Je vous souhaite une très bonne journée, merci encore, et meilleurs vœux de succès pour la suite du symposium.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/digital-press-briefing-from-the-africa-logistics-and-communications-symposium-with-the-u-s-department-of-commerce-and-u-s-department-of-war-2/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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