Thursday, July 23, 2026

Déclaration du secrétaire d’État Marco Rubio à la presse

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d’État des États-Unis
Marco Rubio, secrétaire d’État
Manille, Philippines
Le 22 juillet 2026
EXTRAITS

QUESTION :  Monsieur le Secrétaire, vous avez eu une réunion assez longue ici avec (…) votre homologue chinois.

(…)

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO :  Eh bien, nous avons beaucoup parlé de la visite de septembre, et c’était l’idée en gros. Il s’agissait simplement de préparer le terrain pour une nouvelle visite fructueuse. Je pense que le président Xi aura une visite très positive lorsqu’il se rendra à Washington.

Écoutez, ce sont les deux pays les plus puissants au monde, notamment sur le plan économique, mais aussi…Nous devons entretenir des relations avec eux. Et bien sûr, il existe des domaines où les divergences sont importantes. Les deux parties le reconnaissent. Nous devrons trouver des solutions pour les surmonter. Et je pense que ces divergences persisteront dans un avenir prévisible, et notre rôle consiste en quelque sorte à les gérer de manière à ce qu’elles ne deviennent jamais incontrôlables.

Il va sans dire que nous défendrons toujours nos intérêts nationaux. Et je m’attends à ce qu’ils en fassent de même, tels qu’ils les définissent. Mais je pense qu’il existe certains domaines de coopération potentielle. Notre travail d’ici à septembre consistera donc à identifier ces domaines afin de préparer le terrain pour une visite très positive à Washington, en septembre. Nous en avons donc longuement discuté.

(…)

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, la Chine et la Russie fournissent-elles des informations sur les cibles à l’Iran ? Ces dernières attaques ont eu des conséquences dévastatrices pour les troupes américaines.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Écoutez, tout ce que je dirais, c’est que chaque fois qu’on se trouve dans une zone de combat comme celle-là, il y a des risques. Au final, cela confirme justement que c’est là que l’Iran a investi son argent ces vingt dernières années.

QUESTION :  Mais la Chine et la Russie lui fournissent-elles des informations sur les cibles ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Je ne vais pas m’exprimer sur ce point, si ce n’est pour dire que rien de ce qui s’est passé – non – rien de ce que la Chine a fait n’a en aucune façon modifié la trajectoire de ce que vous observez en ce qui concerne les conflits que nous avons avec l’Iran. Et en réalité, dans certains cas, ils se sont même montrés plutôt coopératifs —

QUESTION : Dans quel sens ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO :  — en ce qui concerne ce qu’ils auraient potentiellement pu faire mais n’ont pas fait. Je pense que les Chinois, et ils vous le diront eux-mêmes, mais je ne pense pas qu’ils soient très favorables à ce que l’Iran tente de faire dans le détroit. En fait, ils l’ont déclaré publiquement : ils s’opposent à l’instauration d’un péage ou à toute forme de restriction de la liberté de navigation dans les détroits. Et nous espérons qu’ils continueront à le dire ; il est important que d’autres pays s’expriment également en ce sens.

(…)

QUESTION : Vous avez mentionné ce matin que l’Iran ne respectait pas ses engagements. Par conséquent, même si un protocole d’accord venait à être rétabli, que pourrait-on faire pour obtenir des résultats différents ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Bon, écoutez, tout cela repose sur le respect des engagements, n’est-ce pas ? Je veux dire, si vous concluez un accord, si vous signez un contrat et que vous ne le respectez pas, cet accord n’est plus valable. Cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas conclure un nouvel accord à l’avenir, mais en fin de compte, ce nouvel accord devra être évalué en fonction de votre respect ou non des conditions fixées. Or, cet accord prévoyait l’ouverture du détroit et une navigation libre et équitable. En fait, ils étaient censés publier une déclaration à ce sujet il y a une semaine et demie. Mais au lieu de cela, le jour même où ils devaient publier cette déclaration, ils ont pris pour cible et fait exploser ou ont attaqué un navire.

Nous restons donc ouverts à la diplomatie. Nous restons ouverts à une solution négociée. Mais pour l’instant, ils ne semblent pas prendre cela au sérieux. Nous allons donc continuer à protéger le transport maritime. Nous pensons que d’autres pays devraient se joindre à nous dans cette démarche. Nous n’en avons pas besoin, mais ils devraient le faire, car ils sont davantage touchés par cette situation que nous. Et parallèlement, lorsque l’occasion se présentera, nous allons affaiblir leur capacité à prendre pour cible le transport maritime mondial.

(…)

QUESTION :  Le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a annoncé qu’il allait vous rencontrer demain.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Oui.

QUESTION :  Si c’est le cas, allez-vous le mettre sous pression au sujet de l’Ukraine, ou allez-vous simplement vous en tenir à —

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Non, nous allons… Je ne sais pas si le terme approprié est « faire pression sur lui ». Nous allons en discuter. Il est évident que la guerre en Ukraine a, à bien des égards, entravé la capacité de la Russie et des États-Unis à trouver des terrains d’entente sur d’autres sujets. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne chercherons pas à identifier d’autres domaines de coopération potentielle.

Mais de la même manière, nous aimerions voir cette guerre prendre fin. Nous pensons que ça serait une bonne chose pour la Russie que cette guerre prenne fin. Nous aborderons donc cette question. Et comme je l’ai dit, les États-Unis restent ouverts et disposés à jouer un rôle constructif pour mettre fin à cette guerre, si l’occasion se présente. Et cela pourrait bien arriver.  Nous sommes ouverts à cette idée, à l’idée de jouer ce rôle, car nous pensons qu’à l’heure actuelle – et je pense que les Russes en conviendraient – nous sommes probablement le seul pays au monde capable de jouer ce rôle, d’essayer de mettre un terme à ce conflit.

QUESTION :  Quel rôle les États-Unis jouent-ils actuellement dans ce domaine ? Je veux dire, il y a encore des discussions discrètes en cours ou des initiatives de rapprochement de la part de —

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Eh bien, je pense que vous avez constaté un léger ralentissement ces derniers mois. Peut-être que de nouvelles conditions sont désormais réunies pour permettre à ce dialogue d’avoir lieu. C’est l’un des points que nous aborderons demain lors de notre entretien. J’ai brièvement croisé le ministre des Affaires étrangères Lavrov hier soir.  Nous n’avons pas abordé ce sujet, mais je l’ai vu hier soir à son arrivée au dîner d’ouverture. Et nous en reparlerons demain.

Évidemment, pour être honnête avec vous, beaucoup de choses dont je vais lui parler ne figureront dans aucun communiqué de presse, car cela compromettrait nos chances de parvenir à un accord. Mais nous en discuterons et verrons s’il y a désormais une ouverture ou une opportunité pour nous de jouer un rôle constructif.

Mais il existe d’autres domaines dans lesquels les États-Unis et la Russie peuvent coopérer, ce qui nous ramène, encore une fois, au point que j’ai soulevé concernant la Chine. C’est très simple. La Russie possède… Nous sommes les deux plus grandes puissances nucléaires de la planète.  Il serait imprudent et irresponsable de notre part de ne pas nous parler. Nous devons entretenir des relations avec le gouvernement russe, même si nous avons des points de désaccord, et dans le cas de l’Ukraine, cela pourrait peut-être être l’occasion de jouer un rôle constructif pour mettre fin à la crise. Je suis donc certain que ce sujet sera abordé demain ; cela ne fait aucun doute. Mais nous parlerons également d’autres sujets.

(…)

QUESTION : Est-il difficile, lors de ces réunions, de convaincre que les États-Unis sont capables de mettre fin rapidement et efficacement à la guerre en Iran ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Non, je pense que tout le monde ici comprend que les États-Unis aimeraient beaucoup parvenir à un règlement diplomatique. Nous aimerions beaucoup conclure un accord avec l’Iran, si cela était possible, qui garantirait qu’il ne dispose jamais d’une arme nucléaire et qui, bien évidemment, contribuerait à l’en empêcher. Et nous aimerions beaucoup conclure un accord dans lequel il s’engagerait à ne plus soutenir le terrorisme et à ne pas chercher à se doter d’une arme nucléaire ni des éléments nécessaires à sa fabrication. Je pense que s’il y a un manque de confiance, c’est le manque de confiance dans la capacité du régime iranien à accepter un jour l’une de ces conditions. Voilà où résiderait le déficit de confiance. Et le plus grand manque de confiance devrait venir du fait qu’ils ont déjà pris des engagements très récemment dans un protocole d’accord, et qu’en l’espace de deux semaines, ils l’ont violé. Je pense donc que s’il y a quelque chose qui nuit à la confiance, c’est bien à la confiance dans la capacité du système iranien, tel qu’il est actuellement structuré, à parvenir à un accord. On peut donc se demander s’ils sont sérieux quant à la conclusion d’un accord à court terme.

Mais écoutez, nous avons toujours – le président préfère toujours négocier et parvenir à un accord sur ces questions. Et nous sommes prêts – disposés à le faire. Nous essayons de le faire depuis maintenant un an et demi, mais nous n’allons pas non plus rester les bras croisés et laisser des navires être détruits ou des Américains être attaqués.

(…)

QUESTION : — d’autres pays devraient se joindre aux États-Unis pour assurer la sécurité de la navigation dans le détroit. Avez-vous reçu des propositions ? (…)

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Oui, nous avons eu des discussions. Certains pays ont manifesté leur intérêt. Encore une fois, certains d’entre eux doivent suivre des procédures différentes pour y parvenir, en fonction des modalités d’autorisation. Certains ont besoin d’un pavillon international ; ils doivent agir sous l’égide d’une organisation internationale. D’autres doivent passer par un processus législatif. Mais si je vous en parle, c’est parce que si vous regardez où vont ce pétrole et cette énergie, ce n’est pas aux États-Unis. C’est vers d’autres pays. Et donc – je pense également que tous les pays du monde ont intérêt à protéger le droit de transport maritime dans les eaux internationales et la liberté de navigation.

(…)

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, après la libération – après avoir obtenu la libération d’un Américain en Iran la semaine dernière –, les Américains peuvent-ils s’attendre à ce que d’autres détenus rentrent chez eux, y compris notre collègue Reza Valizadeh ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE RUBIO : Je pense qu’ils devraient tous être chez eux. Je ne vais pas faire de prédictions ni d’hypothèses sur les autres personnes dont la libération pourrait être annoncée, mais nous aimerions les voir toutes libérées – toutes les personnes détenues à tort, pas seulement en Iran, mais partout dans le monde. Cela restera toujours une priorité dans nos discussions, si elles reprennent et quand elles reprendront.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/07/secretary-of-state-marco-rubio-remarks-to-the-press-14/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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