Monday, January 5, 2026

Interview du secrétaire d’État Marco Rubio par Kristen Welker, de l’émission Meet the Press sur NBC

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d'État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Miami, Floride
Le 4 janvier 2026
EXTRAITS

QUESTION : Je suis maintenant en compagnie du secrétaire d'État Marco Rubio. Monsieur le Secrétaire, encore une fois, bienvenue à Meet the Press.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Merci.  

QUESTION : Merci beaucoup d'être avec nous. Je voudrais commencer par cette question générale : les États-Unis sont-ils actuellement en guerre avec le Venezuela ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Il n'y a pas de guerre. Enfin, ce que… nous sommes en guerre contre les organisations de trafic de drogue. Ce n'est pas une guerre contre le Venezuela. Nous appliquons les lois américaines en matière de sanctions pétrolières. Nous avons sanctionné des entités ; nous saisissons la justice, nous obtenons un mandat, nous appréhendons ces navires transportant du pétrole. Et cela va continuer. Donc, il est clair… Et nous continuons de nous réserver le droit de mener des frappes contre des embarcations transportant de la drogue à destination des États-Unis et exploitées par des organisations criminelles transnationales, notamment le cartel de los Soles. Bien sûr, leur chef, le chef de ce cartel, est désormais détenu par les États-Unis et traduit devant la justice américaine dans le district sud de New York. Il s'agit de Nicolas Maduro. Nous avons donc fait de grands progrès à cet égard.

***

QUESTION : Mais, Monsieur le Secrétaire, je pense qu'il y a beaucoup de questions sur l'identité des personnes clés pendant cette transition. Le président Trump a dit : « Nous allons diriger le pays. » Alors, est-ce vous, est-ce le secrétaire Hegseth ? Qui sont précisément les personnes qui dirigeront le pays ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, il ne s'agit pas de diriger le… Il s'agit de diriger la politique, la politique en la matière. Nous voulons que le Venezuela évolue dans une certaine direction, non seulement parce que nous pensons que c'est bon pour le peuple vénézuélien, mais aussi parce que c'est dans notre intérêt national. Soit cela touche à quelque chose qui menace notre sécurité nationale, soit cela touche à quelque chose qui est bénéfique ou nuisible à notre intérêt national.

QUESTION : Et avez-vous un rôle dans cette transition, Monsieur le Secrétaire ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Et donc, évidemment, je suis très impliqué dans cette question. Eh bien, je pense que tout le monde sait que je suis très impliqué dans les politiques sur ce continent, évidemment en tant que secrétaire d'État et conseiller à la Sécurité nationale, je suis très impliqué dans tous ces domaines. Le département de la Guerre joue ici un rôle très important, tout comme le département de la Justice, par exemple, parce que ce sont eux qui doivent aller au tribunal.

Il s'agit donc d'un effort collectif de l'ensemble de l'appareil de sécurité nationale de notre pays. Mais il s'agit de diriger cette politique, et l'objectif de cette politique est d'avoir des changements au Venezuela qui soient bénéfiques avant tout pour les États-Unis – car c'est pour eux que nous travaillons – mais aussi, selon nous, bénéfiques pour le peuple vénézuélien, qui a énormément souffert. Nous voulons un avenir meilleur pour le Venezuela, et nous pensons qu'un avenir meilleur pour le peuple vénézuélien contribuera également à stabiliser la région et à rendre notre voisinage beaucoup plus agréable et sûr.

QUESTION : Le président Trump a indiqué que l'administration travaillait avec la vice-présidente de Maduro, Delcy Rodríguez. Pourquoi l'administration s'oppose-t-elle à travailler avec la cheffe de l'opposition, Maria Corina Machado ? Elle est également lauréate du prix Nobel de la paix, bien sûr. Sa coalition bénéficie du soutien de 70 % des Vénézuéliens. Pourquoi ne pas travailler avec elle ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, plusieurs choses. Tout d'abord, Maria Corina Machado est formidable, je la connais depuis très longtemps, et elle – tout ce mouvement est formidable. Mais voilà, nous sommes confrontés à une réalité immédiate. La réalité immédiate est que, malheureusement, et tristement, mais malheureusement, la grande majorité de l'opposition n'est plus présente au Venezuela. Nous avons des problèmes à court terme qui doivent être traités immédiatement. Nous souhaitons tous un avenir radieux pour le Venezuela, une transition vers la démocratie. Tout cela est formidable et nous voulons tous y arriver. J'y travaille depuis 15 ans à titre personnel, tant au Sénat qu'aujourd'hui en tant que conseiller à la Sécurité nationale et secrétaire d'État. Ce sont des choses qui me tiennent toujours à cœur, qui nous tiennent toujours à cœur.

Mais ce dont nous parlons, c'est de ce qui va se passer au cours des deux ou trois prochaines semaines, des deux ou trois prochains mois, et de l'impact de cette situation sur les intérêts nationaux des États-Unis. Nous espérons donc voir plus de coopération et de respect des engagements que ce que nous avons vu jusqu'à présent. Avec Nicolas Maduro, il était impossible de conclure un accord ou un arrangement, même si, soit dit en passant, on lui a fait des offres très généreuses. Il aurait pu quitter le Venezuela il y a encore une semaine et demie. Il avait la possibilité d'éviter tout cela, parce que ce n'est pas quelqu'un avec qui nous pouvons travailler. Il a dupé l'administration Biden en la convainquant de conclure des accords absurdes. Il a bâti sa carrière en ne respectant pas ses engagements et en cherchant à se sauver en gagnant du temps. Et nous n'étions pas… Le président Trump n'allait pas tomber dans ce piège.

Il y a donc désormais d'autres personnes à la tête de l'appareil militaire et policier dans ce pays. Elles vont devoir décider de la direction qu'elles souhaitent prendre, et nous espérons qu'elles choisiront une voie différente de celle empruntée par Nicolas Maduro. À terme, nous espérons que cela mènera à une transition globale au Venezuela, tant sur le plan sociétal que politique. Nous sommes favorables à tout cela. Mais pour l'instant, nous devons faire les premiers pas, et les premières étapes consistent à garantir ce qui est dans l'intérêt national des États-Unis et également bénéfique pour le peuple vénézuélien, et c'est sur cela que nous nous concentrons aujourd'hui. Plus de trafic de drogue, plus de présence de l'Iran et du Hezbollah dans le pays…

QUESTION :  Oui.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : …et plus d'utilisation de l'industrie pétrolière pour enrichir tous nos adversaires dans le monde entier sans que cela profite au peuple vénézuélien ni, franchement, aux États-Unis et à la région.

QUESTION : Vous parlez d'une transition globale. Je pense qu'on s'intéresse beaucoup à des élections potentielles. Quand des élections auront-elles lieu ? Dans les 30 jours, Monsieur le Secrétaire ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Des élections ? Écoutez, ce pays est gouverné par ce régime depuis maintenant 14 ou 15 ans. Des élections auraient dû avoir lieu il y a longtemps. Des élections ont bien eu lieu ; ils les ont perdues ; et ils n'ont pas compté les votes ou ont refusé de les compter, et tout le monde le sait. Donc, écoutez, je pense que tout cela est prématuré à ce stade. Il y a beaucoup de travail à faire ici. Pour l'instant, nous nous concentrons sur… Soyons réalistes. Pour l'instant, nous nous concentrons sur tous les problèmes que nous avions quand Maduro était là. Nous avons toujours ces problèmes, dans la mesure où ils restent à résoudre. Nous allons donner aux gens l'occasion de relever ces défis et de résoudre ces problèmes.

Tant qu'ils ne s'attaqueront pas à ce problème, ils continueront de faire face à cette quarantaine pétrolière ; ils continueront de subir la pression des États-Unis. Nous continuerons de cibler les embarcations transportant de la drogue qui tentent de se diriger vers les États-Unis. Nous continuerons de saisir les bateaux faisant l'objet de sanctions judiciaires. Nous continuerons de faire cela et, éventuellement, d'autres choses jusqu'à ce que l'on s'attaque aux problèmes que nous voulons voir résolus. Parce qu'en fin de compte, par-dessus tout, nous nous soucions des élections, nous nous soucions de la démocratie, nous nous soucions de tout cela, mais ce qui nous importe avant tout, c'est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis. C'est sur cela que nous allons nous concentrer en premier lieu, et c'est l'objet de ces politiques, de ces changements que nous devons voir se réaliser.

***

QUESTION : Le président Trump a déclaré au New York Post qu'il n'y aurait pas de troupes au Venezuela tant que Delcy Rodriguez, je cite, « ferait ce que nous voulons ». Elle exige toutefois déjà la libération de Nicolas Maduro. Comme vous le savez, elle insiste  sur le fait que son pays ne deviendra jamais une colonie. Que doit faire exactement Mme Rodriguez pour faire en sorte que les troupes américaines n'interviennent pas au Venezuela ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, oubliez la partie concernant les troupes américaines. Pour que tout cela change, pour que nos relations avec le Venezuela changent et que notre approche globale change, il faut que les choses dont nous avons parlé et que j'ai déjà soulignées se produisent. Vous ne pouvez pas inonder ce pays de membres de gangs. Vous ne pouvez pas inonder ce pays de drogues provenant de Colombie via le Venezuela avec la coopération de certains éléments de vos forces de sécurité. Vous ne pouvez pas transformer le Venezuela en centre d'opérations pour l'Iran, la Russie, le Hezbollah, la Chine et les agents des services secrets cubains qui contrôlent ce pays. Cela ne peut pas continuer. Il faut y mettre fin. Il n'est pas possible que les plus grandes réserves de pétrole au monde restent sous le contrôle d'adversaires des États-Unis, sans que cela profite au peuple vénézuélien, et qu'elles soient volées par une poignée d'oligarques du monde entier, y compris au Venezuela, sans que cela profite au peuple de ce pays.

Nous avons vu nos adversaires du monde entier exploiter et extraire les ressources de l'Afrique et de tous les autres continents. Ils ne le feront pas sur le continent américain.

QUESTION : Oui.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Non. Cela ne se produira pas sous la présidence de Donald Trump. Lisez notre stratégie de sécurité nationale. Il prend cela très au sérieux. Il va agir en conséquence, et nous agissons déjà en conséquence.

***

QUESTION : Prenons les choses dans leur globalité. Historiquement parlant, les changements de régime opérés par les États-Unis ne se sont pas très bien passés pour eux en Iraq ou en Libye, pour ne citer que quelques exemples. Pouvez-vous garantir aux Américains, au peuple des États-Unis, que cette fois-ci sera différente ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, voici ce qui s'est passé. Nous avons été gagnés par cette phobie et ce genre de chose qui relève du psychisme. Premièrement, la plupart des experts que les gens consultent, je les regarde et c'est du cirque, d'accord ? Ce sont des gens qui ont consacré toute leur carrière au Moyen-Orient ou à une autre partie du monde parce que c'est là que tout se passait. Très peu d'entre eux connaissent quoi que ce soit du Venezuela ou du continent américain. Le Venezuela ne ressemble en rien à la Libye. Il ne ressemble en rien à l'Iraq. Il ne ressemble en rien à l'Afghanistan. Il ne ressemble en rien au Moyen-Orient, à part en ce qui concerne les agents iraniens qui y complotent contre les États-Unis. D'accord ? Ce sont des pays occidentaux qui ont une longue tradition de relations interpersonnelles et culturelles, et des liens avec les États-Unis. Donc, cela n'a rien à voir.

Je pense donc que les gens doivent cesser de comparer des pommes et des poires, les pommes du Moyen-Orient avec les poires des Amériques.

Deuxièmement…

QUESTION :  Mais est-ce que vous…

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : …il s'agit ici de l'intérêt national des États-Unis. Et je suis convaincu que nous sommes dans une situation plus sûre et meilleure parce que nous prenons cela au sérieux. L'autre option aurait été de laisser Maduro en place, en tant que trafiquant de drogue mis en examen et président illégitime dirigeant le pays, invitant ouvertement tous nos adversaires à faire ce qu'ils veulent contre les États-Unis depuis le Venezuela. Cela ne pouvait pas continuer ainsi. L'autre option aurait été de permettre à un trafiquant de drogue de continuer à utiliser le territoire national et les éléments du pouvoir de l'État-nation au profit des organisations de trafic de drogue. Lisez l'acte d'accusation. Ce type s'est servi des leviers de son appareil de sécurité non pas pour arrêter les trafiquants de drogue…

QUESTION :  Oui, mais…

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : …mais pour coopérer et faciliter le trafic de stupéfiants dans le but de les introduire aux États-Unis.

QUESTION :  Et…

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Ça va s'arrêter.

***

QUESTION : Le gouvernement cubain est-il la prochaine cible de l'administration Trump, Monsieur le Secrétaire ? Très rapidement.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, le gouvernement cubain est un énorme problème. Oui, le gouvernement cubain est un énorme problème, pour le peuple cubain pour commencer.

QUESTION : Alors, c'est un oui ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Mais je ne pense pas que les gens en prennent la pleine mesure – je pense qu'ils sont dans une situation très difficile, oui. Je ne vais pas vous parler de nos prochaines mesures ni de nos politiques à cet égard pour le moment. Mais je pense qu'il n'y a aucun mystère sur le fait que nous ne sommes pas de grands fans du régime cubain, qui, soit dit en passant, est celui qui a soutenu Maduro. L'ensemble de ses forces de sécurité intérieure, son appareil de sécurité intérieure, est entièrement contrôlé par les Cubains. L'une des histoires qui n'est pas racontée ici est, en substance — vous parlez de colonisation, car je pense que vous avez dit que Delcy Rodríguez l'avait mentionné.

QUESTION : Oui.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Ceux qui ont en quelque sorte colonisé, du moins au sein du régime, ce sont les Cubains. Ce sont les Cubains qui protégeaient Maduro. Il n'était pas protégé par des gardes du corps vénézuéliens.

QUESTION : D'accord.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Il avait des gardes du corps cubains. En termes de renseignement interne…

QUESTION :  D'accord

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : …les espions de l'intérieur qui s'assurent qu'il n'y a pas de traîtres, ce sont tous des Cubains.


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/01/secretary-of-state-marco-rubio-with-kristen-welker-of-nbcs-meet-the-press/
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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