Monday, March 23, 2026

America First en Afrique

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d'État des États-Unis
Nick Checker, haut responsable du Bureau des Affaires africaines
Washington
Le 19 mars 2026
Allocution

Merci, Kendra. C'est un plaisir d'être ici en compagnie de l'ambassadeur Giordano, du président Jovanovic ainsi que d'autres collègues et invités de marque.

L'administration Trump continue de jouer un rôle actif en Afrique.

C'est la première fois que je m'exprime publiquement au sujet de notre politique globale à l'égard de l'Afrique, alors permettez-moi de dire d'emblée que c'est un immense honneur pour moi d'être ici, au département d'État des États-Unis, à la tête d'une équipe dévouée d'Américains et d'Africains locaux au sein de nos ambassades, et d'œuvrer à la promotion des relations entre les États-Unis et l'Afrique au nom du président Trump et du secrétaire d'État Rubio.

Je voudrais profiter de cette occasion aujourd'hui pour vous donner un aperçu et des précisions sur la stratégie de l'administration Trump à l'égard de l'Afrique, et sur les objectifs de notre approche, à savoir rendre l'Amérique plus sûre, plus forte et plus prospère.

Permettez-moi de commencer par une vue d'ensemble : les États-Unis redéfinissent leurs relations avec l'Afrique en optant pour des partenariats mutuellement bénéfiques plutôt que pour l'aide, la dépendance et la diffusion d'idéologies sources de division.

Loin de tourner le dos au continent, nous y jouons un rôle très actif. D'ailleurs, le président Trump a rencontré 13 chefs d'État africains au cours de sa première année au pouvoir… un record, de mémoire du Bureau pour l'Afrique, et un signe concret d'une mobilisation non seulement continue, mais aussi renforcée, auprès du continent.

Toutes nos actions sont guidées par la Stratégie de sécurité nationale 2025 de l'administration Trump, qui expose en des termes d'une clarté inégalée depuis la fin de la guerre froide notre priorité particulière et constante dans le monde , à savoir la protection et la promotion de nos « intérêts nationaux fondamentaux ». Il s'agit d'une correctrice radicale, mais nécessaire, face à la course imprudente à l'hégémonie progressiste au cours des 30 dernières années.

C'est une approche d'économie stratégique qui est « modeste dans ses objectifs, claire dans ses intérêts, disciplinée quant à ses limites ».

Comme l'a déclaré le secrétaire d'État Rubio, l'intérêt national régit nos échanges avec les autres États. La diplomatie se caractérise par un dialogue sobre et pragmatique, et elle s'appuie sur l'axiome selon lequel tout acteur mondial rationnel agira dans l'intérêt de son peuple et de son État ; autrement dit, America First (l'Amérique d'abord) est tout à fait compatible avec Africa First.

Par conséquent, pour réussir sur le plan diplomatique, il faut approcher les pays en respectant leurs spécificités et leurs différences culturelles, historiques et de gouvernance pour promouvoir nos priorités communes.

Cette réalité signifie que nous devons approcher les gouvernements tels qu'ils sont, et non tels que Washington souhaiterait qu'ils soient.

Nous ne nous faisons aucune illusion quant à la fin de l'histoire.

Notre mobilisation n'est pas le signe de notre approbation ; elle est celui de notre acceptation des réalités politiques et de la futilité de tenter d'imposer une légitimité nationale. Au lieu de cela, nous devons mener une diplomatie qui respecte la souveraineté, exerce une influence discrète sur les questions de valeurs, évite la moralisation publique et l'ostentation de vertus, et donne la priorité aux pays partenaires désireux de travailler avec nous sur les dossiers les plus importants, qu'il s'agisse de freiner les migrations massives déstabilisantes ou de libérer le potentiel de l'esprit de libre entreprise américain.

Compte tenu de ces principes, j'aimerais aborder trois axes prioritaires en Afrique : la diplomatie commerciale, la refonte de l'aide extérieure et la résolution et la gestion des conflits.

Puisque nous sommes ici au sommet Powering Africa, je commencerai par la diplomatie commerciale : les États-Unis sont passés de l'aide au commerce en Afrique. Alors que les administrations précédentes mettaient l'accent sur l'aide et les leçons de morale, l'administration Trump promeut le commerce et l'investissement privé comme fondements d'une croissance et d'un partenariat durables.

Nous abordons les pays africains non pas comme des bénéficiaires d'aide, mais comme des partenaires commerciaux compétents.

Notre objectif, en termes simples, est d'accroître les exportations et les investissements des États-Unis en Afrique afin de favoriser une prospérité mutuelle et d'exploiter les abondantes ressources naturelles et le potentiel économique latent de l'Afrique en vue de sécuriser nos chaînes d'approvisionnement.

ZOOM ARRIÈRE : l'Afrique représente la prochaine grande opportunité commerciale mondiale. Neuf des 20 économies à la croissance la plus rapide se trouvent en Afrique, et d'ici 2050, un habitant de la planète sur quatre vivra en Afrique — soit 2,5 milliards de consommateurs dont le pouvoir d'achat devrait dépasser les 16 000 milliards de dollars.

Pour répondre à cette demande, il faudra des investissements massifs dans la production d'énergie, les infrastructures et les chaînes d'approvisionnement.

Certes, l'Afrique ne compte que pour 1 % des exportations américaines. Mais compte tenu des changements économiques et démographiques en cours, nous avons devant nous un potentiel de croissance immense qui profitera aux États-Unis et à l'Afrique.

C'est pourquoi « du commerce, pas de l'aide » n'est pas seulement un slogan, mais c'est aussi une réalité que nous mettons en œuvre.

À ces fins, nous avons lancé une stratégie de diplomatie commerciale. Notre stratégie :

  • fait de la diplomatie commerciale une priorité absolue et réorganise le personnel de nos ambassades de façon à ce que les équipes de négociateurs deviennent une réalité ;
  • encourage les réformes de marché prioritaires (appels d'offres ouverts, transparence, égalité des conditions de concurrence, modalités justes et transparentes) ;
  • promeut des projets d'infrastructure qui stimulent l'investissement (comme le corridor de Lobito en Angola) ;
  • mène davantage de missions de diplomatie commerciale ;
  • fait venir davantage d'entreprises américaines en Afrique ; et
  • contribue au déploiement des instruments de financement américains, notamment l'Eximbank et la DFC, et fait en sorte que nos priorités stratégiques en Afrique orientent les décisions financières.

Depuis le début de cette administration, nos ambassades sur le terrain et notre équipe à Washington ont travaillé directement à la conclusion de plus de 60 accords différents, d'une valeur totale de plus de 25 milliards de dollars.

Dès la mi-octobre 2025, nous avions déjà dépassé le montant total annuel des exportations vers l'Afrique subsaharienne de 2022, 2023 et 2024. Les chiffres définitifs sont en bonne voie pour afficher une hausse de 23 % pour l'année.

L'Afrique se trouve au cœur de la course mondiale aux minerais critiques — du cobalt au cuivre, en passant par le graphite et les éléments de terres rares.

La stratégie de l'administration Trump en matière de minerais critiques en Afrique est motivée par une demande faite clairement et à maintes reprises par les gouvernements partenaires africains  : ils souhaitent voir davantage d'investissements américains dans leurs secteurs miniers.

Depuis trop longtemps, ces secteurs sont dominés par les investissements opaques et prédateurs de nos adversaires, qui tirent parti de la corruption et créent des marchés non durables.

Les gouvernements africains reconnaissent de plus en plus qu'ils sont exploités par ces pratiques et considèrent les États-Unis comme un partenaire plus transparent et viable, et porteur d'opportunités d'emploi, de transfert de compétences et de valeur économique à long terme.

Notre objectif est de faire en sorte que les minerais critiques provenant d'Afrique commencent à affluer vers l'ouest, en direction des États-Unis. Une fois encore, des initiatives telles que le corridor de Lobito illustrent ce modèle.

L'une de nos mesures les plus importantes dans ce domaine est celle que nous avons prise l'année dernière, lorsque les États-Unis et la République démocratique du Congo ont signé un Accord de partenariat stratégique sur les minerais critiques dans le cadre des Accords de Washington.

Cet accord reflète un nouveau modèle de collaboration en matière de minerais. Plutôt que de nous contenter d'extraire des ressources, nous œuvrons avec nos partenaires à la mise en place de chaînes d'approvisionnement sûres, transparentes et commercialement viables, qui profitent à nos deux économies.

Concrètement, il s'agit de soutenir des investissements dans les infrastructures, la logistique et les capacités de transformation afin que les pays comme la RDC puissent tirer davantage de valeur de leurs propres ressources.

Trois projets nous semblent essentiels à la mise en œuvre réussie de l'Accord de partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC : le consortium dirigé par Virtus, qui acquiert les mines de cobalt et de cuivre de la Chemaf, la concession de la partie congolaise du corridor de Lobito allant à Mota-Engil et la finalisation par le consortium Orion CMC et Glencore de leur projet de transaction concernant les actifs miniers de Glencore en RDC.

Ces projets témoignent de l'intérêt du secteur privé pour la RDC qu'a suscité l'Accord de partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC, et grâce à la détermination et au leadership inébranlables du président Tshisekedi, nous avons bon espoir de voir ces premiers projets aboutir rapidement. Cela apportera des avantages en matière de chaîne d'approvisionnement pour les États-Unis et cela enverra également un signal positif clair au reste du secteur privé indiquant que la RDC est ouverte aux affaires.

Dans l'ensemble, cette approche garantit aux pays africains une place significative à la table des négociations, au moment où sont prises des décisions relatives à la chaîne d'approvisionnement mondiale. Le mois dernier, le secrétaire d'État Rubio a accueilli une réunion ministérielle mondiale sur les minerais critiques, avec une forte représentation africaine, ce qui fait apparaître le rôle essentiel du Bureau pour l'Afrique dans le renforcement de la sécurité des chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques mondiales, dans une logique mutuellement bénéfique.

Pour compléter ce tableau de la diplomatie commerciale, je peux vous dire, d'après mon expérience directe, que tous les dirigeants africains que j'ai rencontrés apprécient cette nouvelle approche, parce que les entreprises américaines renforcent la souveraineté économique au lieu de la compromettre.

En ce qui concerne l'aide extérieure, les médias en ont beaucoup parlé. Permettez-moi de vous dire vraiment ce qu'il en est. Les États-Unis sont le pays le plus généreux du monde, en particulier en Afrique. Sous l'administration Trump, nous avons changé notre modèle d'aide.

L'aide extérieure américaine n'est pas de la charité, mais un capital stratégique à investir judicieusement de façon à servir les intérêts des États-Unis, et nous attendons de tous nos alliés et des pays bénéficiaires qu'ils prennent au sérieux les priorités stratégiques et commerciales américaines.

Nous demandons des comptes aux pays bénéficiaires en appliquant une politique de tolérance zéro à l'égard du gaspillage, de la fraude et des abus, et nous avons mis en œuvre des approches nouvelles et innovantes dans ce domaine afin de rompre le cycle de la dépendance. Nous disposons à présent d'un ensemble de principes communs pour encadrer l'aide américaine : elle est conditionnelle, ciblée, privilégie nos partenaires et est dotée d'une stratégie de sortie claire.

Donc oui, les pays qui n'agissent pas de manière favorable aux intérêts des États-Unis voient leur aide réduite. Nous ne voulons pas non plus que l'aide d'urgence se substitue à la gouvernance ni qu'elle soit exploitée par des pratiques prédatrices de recherche de rente, comme au Soudan du Sud ; plus généralement, nous ne devons pas gaspiller des fonds précieux dans des endroits où l'aide n'atteindra pas les bénéficiaires visés, compte tenu du caractère limité des ressources et de la concurrence des demandes. Nous n'avons pas vocation à assumer seuls ce fardeau. Fondamentalement, nous souhaitons que les pays africains deviennent plus autonomes, et notre nouveau paradigme est un moyen sûr d'y parvenir.

Par exemple, dans le cadre de la Stratégie de santé mondiale America First, nous avons promu des protocoles d'accord bilatéraux en matière de santé auprès de dizaines de pays, pour un montant de plusieurs milliards de dollars, afin de faire avancer ces pays vers l'autonomie.

Là encore, les gouvernements africains apprécient beaucoup ces accords parce qu'ils leur confèrent une réelle appropriation et leur donnent les moyens de gérer leurs systèmes de santé. Cette approche s'éloigne d'un modèle infantilisant, propre au complexe industriel des ONG, pour adopter une approche qui traite les Africains comme des partenaires compétents.

Beaucoup d'entre vous ont sans doute vu les fausses informations concernant la Zambie. Je peux l'affirmer sans équivoque : nous ne cherchons pas à accomplir quoi que ce soit aux dépens de la Zambie ni contre ses lois ou ses intérêts ; bien au contraire.

Nous encourageons constamment des réformes de façon à garantir que l'aide soit bien utilisée et qu'elle serve les intérêts des États-Unis et réponde aux besoins de la Zambie. Le peuple américain propose un investissement massif dans l'avenir et la réussite de la Zambie.

Mais la manière dont nous négocions cela, et les attentes que nous avons à l'égard du pays, seront fondamentalement différentes des approches du passé qui n'ont permis ni d'assurer l'avenir durable de la Zambie ni de produire des résultats pour le peuple américain.

Les États-Unis ont clairement indiqué que pour attirer des investissements étrangers fiables et bâtir une économie plus durable au bénéfice du peuple zambien, le gouvernement de la Zambie doit mettre en œuvre des réformes de son système de justification des actions menées, et prendre des mesures pour moderniser ses industries clés, notamment le secteur minier. Sans cela, il n'y aura pas d'investissements du secteur privé en Zambie.

Contrairement à ceux qui placent leurs propres intérêts en priorité, les États-Unis prônent un véritable partenariat et la responsabilité.

Enfin, en matière de résolution et de gestion des conflits, vous l'avez entendu le dire : le président Trump est le président de la paix. Nous sommes ouverts à toute opportunité de négocier des règlements aux conflits en cours. Au fond, le président Trump est un négociateur dont le programme est défini par le réalisme. Certaines des plus grandes victoires du président Trump en matière de politique étrangère ont été obtenues en mettant de côté le consensus des élites et les normes du passé.

Vous en avez vu un exemple clair avec la signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda en décembre.

Vous avez également pu constater les efforts concertés du conseiller principal Boulos pour mettre fin à la guerre dévastatrice au Soudan et résoudre les problèmes liés au grand barrage de la Renaissance.

En outre, nous restons vigilants face à la recrudescence des activités terroristes djihadistes, tout en évitant toute présence ou tout engagement américain à long terme. Nos échanges avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso en vue de la réinitialisation de nos relations consiste en un effort visant à transférer le fardeau, de façon à promouvoir l'appropriation régionale et la coopération face au défi persistant des groupes terroristes transnationaux au Sahel.

Mais cet effort de réinitialisation des relations tient compte de l'inefficacité des sermons sur les normes démocratiques au milieu de réalités locales complexes ; nos objectifs reflètent une coopération pragmatique fondée sur des intérêts communs et la préservation d'un espace permettant une transition crédible au fil du temps. C'est la seule option pour faire face à l'insécurité dans cette région.

En tant que haut responsable du Bureau pour l'Afrique, mon équipe à Washington et nos équipes sur tout le continent africain s'emploient chaque jour à mettre en pratique tout ce que je viens d'évoquer.

Dans l'ensemble, ces trois piliers montrent que l'approche de l'administration Trump à l'égard de l'Afrique est une invitation exceptionnelle à une réflexion nouvelle et créative, afin de briser les dogmes obsolètes et de tirer pleinement parti du savoir-faire diplomatique du département et faire progresser ainsi nos priorités nationales.

Compte tenu de ce cadre politique global, permettez-moi de passer rapidement à ce qui nous réunit ici aujourd'hui.

Les accords facilités par l'administration démontrent que lorsque la diplomatie des États-Unis s'aligne sur les opportunités du secteur privé, nous pouvons débloquer des investissements considérables. L'énergie joue un rôle central dans cet effort.

Comme l'a souligné le secrétaire Wright lors de ce sommet l'année dernière, l'énergie est le fondement de la croissance économique et du progrès humain. La position de l'administration est claire : l'Afrique a besoin de plus d'énergie — et de plus d'énergie de toutes sortes.

Notre rôle n'est pas de dicter ces choix. Notre rôle est de contribuer à les rendre possibles — par le biais d'investissements, de technologies et de partenariats.

Maintenant que j'ai présenté les grandes lignes de l'approche America First du département d'État à l'égard de l'Afrique, l'ambassadeur Giordano va vous donner un exemple concret, en Namibie, de la mise en œuvre de cette stratégie en mettant l'accent sur le secteur de l'énergie.

Merci.


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/releases/bureau-of-african-affairs/2026/03/america-first-in-africa/
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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