Wednesday, December 3, 2025

Point de presse numérique sur les livraisons par drone Zipline et la Stratégie de santé mondiale America First

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d'État des États-Unis
Centre régional des médias pour l'Afrique
Jeffrey Graham, coordinateur de la lutte mondiale contre le sida pour les États-Unis et haut responsable du Bureau de la sécurité et de la diplomatie sanitaires mondiales
Caitlin Burton, directrice générale de Zipline Afrique
Centre régional des médias pour l'Afrique
Le 2 décembre 2025
Point de presse spécial

MODÉRATEUR : Bonjour et bienvenue à tous, d'Afrique et d'ailleurs, au Centre régional des médias pour l'Afrique du département d'État des États-Unis. Je m'appelle Phillip Assis et je suis le directeur du centre.

Je suis heureux d'annoncer qu'il s'agit aujourd'hui de notre deuxième point de presse consécutif sur la Stratégie de santé mondiale America First et sur l'efficacité du partenariat entre le gouvernement des États-Unis et le secteur privé américain. Nous allons discuter aujourd'hui de la manière dont le partenariat entre le gouvernement des États-Unis et le réseau de livraison par drone Zipline améliore l'accès au sang et aux médicaments dans les zones rurales d'Afrique et crée des emplois dans le même temps.

J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui deux experts. Dans l'annonce initiale, vous avez peut-être vu que l'un de nos experts devait être le haut responsable Jeremy Lewin. Il n'a pas pu se joindre à nous, mais je suis très heureux d'accueillir à sa place M. Jeff Graham, haut responsable du Bureau de la sécurité et de la diplomatie sanitaires mondiales, du département d'État des États-Unis. Il est accompagné de Caitlin Burton, directrice générale de Zipline Afrique.

Le point de presse d'aujourd'hui est officiel, et vous pouvez citer nos deux experts en mentionnant leur nom et leur titre. Nous commencerons le point de presse d'aujourd'hui par les brefs propos liminaires de nos deux experts, puis nous passerons à vos questions. Nous nous efforcerons de répondre à autant de questions que possible dans le temps qui nous est imparti. Nous avons reçu certaines questions à l'avance, mais si vous souhaitez poser des questions en direct pendant le point de presse, veuillez les saisir dans l'onglet « Questions-Réponses » en indiquant votre nom, votre lieu de résidence et le nom du média que vous représentez. Veuillez utiliser l'onglet « Questions-Réponses » plutôt que la fenêtre de chat, et notez que, de notre côté, nous ne voyons que le nom que vous avez indiqué dans Zoom lors de votre connexion.

Sur ce, je cède la parole à Jeff Graham, haut responsable de Bureau. Merci.

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Merci, Phillip. Je suis ravi d'être ici, et bonjour à toutes et à tous, où que vous soyez. Je suis également très heureux d'être ici avec ma collègue Caitlin, de Zipline, pour discuter de cet investissement très prometteur.

Permettez-moi de commencer par un ou deux points. En septembre, le département d'État des États-Unis a annoncé notre nouvelle Stratégie de santé mondiale America First, qui vise à améliorer le rendement des fonds publics américains tout en réduisant le gaspillage, en éliminant la culture de dépendance dans le système de l'aide et en veillant à ce que l'aide soit stratégiquement alignée sur nos objectifs de politique étrangère. Dans le cadre de cette stratégie sanitaire, nous devons être en mesure de fournir des produits médicaux vitaux aux personnes dans le besoin dans toute l'Afrique, en particulier dans les zones difficiles d'accès. C'est pourquoi nous collaborons avec Zipline, une entreprise américaine, et mettons à profit ses technologies robotiques et ses drones fabriqués aux États-Unis afin de livrer ces produits vitaux plus rapidement et plus efficacement.

Dans le cadre de cet accord, comme vous l'avez entendu, nous fournissons jusqu'à 150 millions de dollars pour élargir l'accès à des fournitures médicales vitales, dont du sang et des médicaments, à pas moins de 15 000 établissements de santé en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Kenya, au Nigeria et au Rwanda.

Ce n'est qu'un début. En étendant la portée du secteur privé américain et en tirant parti de l'innovation inégalée de l'Amérique dans les domaines de la technologie, de la science et de la médecine, nous allons fournir la version améliorée, du XXIe siècle et dont on a tant besoin, du système d'aide extérieure des États-Unis. Cela s'inscrit dans notre approche globale qui vise à rendre l'Amérique plus sûre, plus forte et plus prospère. Grâce à ce partenariat avec Zipline, nous allons renforcer la résilience des systèmes de santé locaux à l'étranger, prévenir la propagation des maladies infectieuses et améliorer la réponse aux urgences sanitaires, stimuler la collaboration entre les secteurs privé et public et ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises américaines dans le monde entier. Nous veillerons à ce que les États-Unis restent le partenaire de choix et le leader mondial en matière de santé, en particulier dans les domaines de la technologie, de la science et de la médecine. Nous créerons des emplois dans le secteur de l'industrie manufacturière aux États-Unis et des emplois locaux sur le terrain.

Donc, avec un investissement modeste – un investissement en capitaux américains que nous considérons comme modeste – ces pays deviendront en fait davantage responsables du maintien et de la poursuite des investissements dans leurs systèmes de santé nationaux, ce qui est l'objectif principal de notre stratégie. Il s'agit d'aider les pays à se préparer à accomplir la majeure partie de ce travail par eux-mêmes, à l'aide de quelques investissements réalisés par les États-Unis.

Nous avons déjà commencé à travailler avec les gouvernements du Rwanda et avec Zipline pour annoncer la création de nouveaux centres de distribution, qui permettront de doubler les livraisons quotidiennes au Rwanda, mais je laisserai Caitlin vous en parler. Je pense que cela concernera jusqu'à 130 millions de personnes sur le continent. Il s'agit donc d'un partenariat très prometteur et nous sommes très heureux d'y participer.

Je m'arrêterai là et je cède la parole à Caitlin et Zipline. Merci.

MODÉRATEUR : Merci.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Merci, Jeff. Bonjour à tous. Je m'appelle Caitlin Burton et je suis directrice générale de Zipline Afrique. Je souhaiterais commencer le point de presse d'aujourd'hui par une brève anecdote. Le 30 octobre dernier, une Rwandaise du district de Nyagatare, enceinte de jumeaux, a accouché prématurément et souffert d'un décollement placentaire. L'hôpital ne disposait pas d'assez de sang de son groupe sanguin, et pour en obtenir par transport routier, il aurait fallu environ six heures – bien trop long pour lui sauver la vie. Mais heureusement, cet hôpital fait partie du réseau Zipline, et nous avons pu lui fournir un peu plus de trois litres de sang en 40 minutes. La vie de cette mère a été sauvée, et elle peut désormais élever elle-même, heureusement, ses jumeaux.

C'est une histoire très touchante et significative pour cette famille, mais elle n'est pas unique. Cela se produit des centaines de fois par jour dans les pays desservis par Zipline. Cela a fait une énorme différence pour les populations que nous desservons. D'ailleurs, la mortalité maternelle a diminué de plus de moitié dans les établissements desservis par Zipline au Rwanda, où l'histoire de cette femme se déroule, et dans d'autres pays où nous avons pu mesurer cette diminution.

Pour ceux qui ne connaissent pas Zipline : nous construisons et exploitons des drones qui volent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, par tous les temps. Cela permet de mettre en place un modèle de chaîne d'approvisionnement centralisé et à la demande, qui garantit que chaque patient reçoive le traitement dont il a besoin quand il en a besoin. Cela élimine le gaspillage, réduit les difficultés administratives et permet de réaliser des économies.

Tout comme lorsque les pays africains se sont passés des lignes fixes pour adopter directement les téléphones mobiles, ces systèmes de santé se passent de l'infrastructure du XIXe siècle, qui ne fournit pas particulièrement de bonnes prestations à qui que ce soit et qui est de plus en plus complexe à gérer, pour la remplacer par une infrastructure moderne, dont la performance ne se mesure pas en livraisons ponctuelles et complètes – cela va de soi – mais plutôt par la hausse des taux de traitement et l'amélioration des résultats de santé.

Grâce au partenariat que nous avons établi avec ces cinq gouvernements africains au fil des ans, nous avons désormais la preuve que nous sommes le moyen le moins coûteux et le plus efficace de fournir ce service. Et grâce à un partenaire tout aussi audacieux et visionnaire aujourd'hui, le département d'État des États-Unis, qui intervient pour aider ces pays pionniers (le Rwanda, le Ghana, le Nigeria, le Kenya et la Côte d'Ivoire), nous allons pouvoir étendre ce service à l'échelle nationale.

Je tiens également à citer quelques-uns des partenaires visionnaires avec lesquels nous avons collaboré au fil des ans. Il existe un petit nombre de partenaires profondément engagés, qui se sont donné pour mission de faire bouger les lignes face à des problèmes de santé difficiles à résoudre, et qui étaient prêts à s'écarter radicalement du statu quo. La fondation Elton John contre le sida, la fondation Gates, Gavi, la fondation Pfizer et la fondation UPS ont toutes soutenu nos opérations dans les pays partenaires pour améliorer la santé de dizaines de millions de personnes, et comprennent parfaitement l'importance de cette approche. Grâce à ces partenariats avec les gouvernements africains, nous avons réussi à réduire de 56 % la mortalité maternelle. Nous avons réduit de 42 % la prévalence des « zéro dose » en un an. Nous avons réduit de 66 % les occasions manquées de traiter le paludisme grave. Et la liste est encore longue. Nous avons désormais la possibilité d'étendre cet impact à l'ensemble du pays grâce à ce partenariat avec le département d'État.

Au total, cette subvention permettra d'étendre la couverture à près de 15 000 établissements de santé qui desservent environ 130 millions de personnes. Elle créera environ un millier d'emplois et générera une croissance économique annuelle estimée à 1 milliard de dollars dans nos pays partenaires en Afrique.

Je pense que la vision plus large, celle que nous avons découverte au fil des ans, est qu'avec une main-d'œuvre bien formée, des médicaments novateurs et l'infrastructure logistique la plus efficace et la plus rentable de la planète, nous pouvons enfin envisager de mettre fin à la transmission du VIH dans les pays, de mettre fin à la mortalité maternelle, de mettre fin à la malnutrition sévère, rien qu'en disposant de systèmes de santé qui touchent de manière égale toutes les personnes, où qu'elles se trouvent, non pas grâce à un dédale de programmes ponctuels, mais grâce à une infrastructure unique et très rentable.

Je tiens donc à remercier le secrétaire d'État Rubio, le sous-secrétaire Jeremy Lewin, le haut responsable de Bureau Jeff Graham, qui participe au point de presse d'aujourd'hui, ainsi que tous les membres du département d'État des États-Unis pour leur vision audacieuse, leur stratégie intelligente et leur rapidité d'exécution. Je crois que cette subvention est en train de transformer l'aide extérieure, mais qu'elle va également modifier à jamais la trajectoire de la santé humaine et du développement.

Donc, merci à tous pour votre partenariat. Nous sommes très heureux de répondre aux questions aujourd'hui.

MODÉRATEUR : Très bien. Merci à tous les deux, Jeff et Caitlin. Merci à nos intervenants. Nous allons maintenant passer à vos questions, et nous prendrons celles qui sont liées au sujet d'aujourd'hui, à savoir les livraisons par drone de Zipline en Afrique et la Stratégie de santé mondiale America First des États-Unis. Encore une fois, veuillez saisir vos questions dans la fenêtre de dialogue « Q&A » (Questions-Réponses), et non dans le chat, en indiquant votre nom, votre média et votre lieu de résidence.

La première question vient de Mme Irene Okechukwu – veuillez m'excuser si je prononce mal vos noms – qui travaille pour Real Broadcasting Network, au Nigeria. Sa question est la suivante : « Comment les populations rurales seront-elles sensibilisées afin de renforcer la confiance dans les livraisons par drone, en particulier dans les régions où les habitants peuvent avoir des inquiétudes relatives à la sécurité ou être peu au fait de cette technologie ? Existe-t-il des plans visant à garantir que les populations défavorisées, y compris celles vivant dans des régions difficiles d'accès ou marginalisées, puissent elles aussi bénéficier de ce programme ? »

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Je peux répondre à cette question. Absolument. Je pense que les collectivités rurales et difficiles d'accès sont généralement celles qui bénéficient le plus de notre technologie ; c'est un véritable égalisateur en matière d'accès à la santé. Mais ce que nous avons également constaté au fil du temps, c'est que nos sites d'exploitation deviennent eux-mêmes des centres communautaires. Les enfants adorent voir les drones décoller. Nous ouvrons nos pôles aux visites scolaires et du public ainsi qu'aux ateliers de robotique. Nous menons de nombreuses actions de sensibilisation auprès des populations. Nous organisons beaucoup de collectes de sang. Nous aidons les gouvernements avec lesquels nous travaillons à sensibiliser la population à des causes comme la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, en sortant nos drones de nos entrepôts et en les amenant dans les collectivités où les gens peuvent toucher et découvrir la technologie par eux-mêmes. C'est extrêmement efficace. Bien entendu, nous recrutons au sein des populations locales où nous opérons. Nos opérations sont dirigées à 100 % par une main d'œuvre locale, et nous avons aussi remarqué qu'après avoir fonctionné depuis un certain temps, tout le monde connaît quelqu'un dont la vie a été sauvée par Zipline.

Récemment, quelqu'un m'a confié que chaque fois qu'il voyait un drone Zipline dans le ciel, il souriait parce qu'il savait que la vie de quelqu'un était en train d'être sauvée. Et je crois que lorsque les gens comprennent comment fonctionne le système, celui-ci est vraiment bien accueilli, il s'intègre parfaitement dans la vie quotidienne.

MODÉRATEUR : Très bien. Merci. Notre deuxième question est posée par Mme Dabia Mohamed, d'Al Jazeera Media Network, en Éthiopie : « Quels critères ont guidé la sélection des cinq pays africains retenus pour ce projet ? » Et j'ajouterais : quels sont les prochains pays africains qui bénéficieront des services de Zipline ?

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Permettez-moi de répondre en premier. En ce qui concerne cette subvention particulière, il s'agit d'un investissement dans des régions où Zipline entretient déjà des relations avec les pays et les gouvernements. Il était donc logique de commencer par là. Comme Caitlin vient de le décrire, je pense que c'est une approche très intéressante, qui ne consiste pas à faire venir des Américains pour faire ce travail dans des collectivités rurales. Il s'agit de confier cette tâche à des Africains dans leurs propres collectivités. Nous réalisons un investissement initial. Nous avons choisi les pays où la société Zipline était déjà présente. Caitlin pourrait peut-être nous expliquer comment cette expansion va se dérouler dans chacun de ces pays.

Quant à la suite, je ne ferai aucune supposition. Concentrons-nous sur l'investissement actuel, mais attendons-nous à voir d'autres investissements passionnants et novateurs en provenance des États-Unis dans le cadre de cette stratégie à l'avenir.

Caitlin, je vous cède la parole.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Eh bien, d'une certaine manière, ce sont ces gouvernements qui nous ont choisis. Ils avaient une vision. Ils en avaient assez de lutter contre le statu quo, alors ils ont adopté Zipline, même s'ils bénéficiaient souvent gratuitement d'autres services de chaîne d'approvisionnement. Ils investissent leur propre budget dans Zipline depuis déjà plusieurs années, et ont pu en tirer d'énormes bénéfices.

Je crois que la question était la suivante : comment pouvons-nous accélérer ce processus ? Comment pouvons-nous le développer le plus rapidement possible ? Combien de vies pourrions-nous sauver si nous disposions dès maintenant de cette infrastructure à l'échelle nationale, au lieu d'attendre les dix ans qu'il nous faudrait pour l'autofinancer ? Le gouvernement américain et la Stratégie de santé mondiale America First avaient, en quelque sorte, cette vision.

Si c'est ce que demandent ces gouvernements, s'ils ont prouvé que cela fonctionne, s'ils sont prêts à payer eux-mêmes, s'ils peuvent y accéder à grande échelle, c'est un exemple parfait de diplomatie commerciale, à mon avis. Cela leur apporte la technologie, les emplois et l'entrepreneuriat qu'ils demandent, et cela leur est fourni aussi rapidement que possible afin qu'ils puissent profiter au plus vite des avantages procurés.

Donc oui, c'est en quelque sorte un groupe qui s'est auto-sélectionné, et il y en a d'autres, mais comme Jeff l'a dit, nous en reparlerons une autre fois.

MODÉRATEUR : Très bien, merci.

Une autre question, qui nous vient du Nigeria : « Comment cette initiative assurera-t-elle sa viabilité à long terme une fois que le cycle de financement initial des États-Unis aura pris fin ? » En fait, un autre journaliste a posé la même question : « Quels sont les plans prévus pour le transfert de connaissances et le renforcement des capacités afin que les gouvernements africains puissent, à terme, gérer ces réseaux de drones de manière indépendante ? » Autrement dit : que se passera-t-il après le financement du gouvernement américain ?

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Je commencerai par la partie la plus simple qui est, encore une fois, l'idée centrale de la nouvelle stratégie des États-Unis. Ce que nous préconisons, c'est un changement complet de mentalité dans notre façon de fournir l'aide extérieure, en passant d'un système dans lequel nous nous engagions pendant des dizaines et des dizaines d'années, sans fin ni stratégie de sortie, à une stratégie d'autosuffisance. Je reviens d'une tournée africaine lors de laquelle nous avons négocié des accords sur tout le continent afin d'aider les pays à emprunter une trajectoire qui leur permettra de gérer eux-mêmes leurs systèmes de santé au cours des cinq prochaines années. Cela fait partie de cette approche.

Donc, il s'agit d'envisager des investissements initiaux à court terme, de notre part, qui se transforment en projets viables à long terme que nous laissons derrière nous ; plutôt que de maintenir la présence du gouvernement américain dans ces pays, en gérant un réseau de chaînes d'approvisionnement pendant des dizaines d'années, nous allons réaliser un investissement initial qui sera ensuite durable.

Mais Caitlin, peut-être pourriez-vous répondre à l'autre partie de la question.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Oui, je sais, je crois que vous avez tout à fait raison. Cette approche est conçue pour être autonome et viable pour les pays qui l'adoptent. Nous avons examiné la situation de l'aide extérieure cette année et nous avons estimé qu'il y avait vraiment une opportunité de redéfinir la trajectoire du développement, au lieu d'avoir une situation où le gouvernement américain détient et exploite une chaîne d'approvisionnement pendant des dizaines d'années.

Les pays le font déjà, dans une certaine mesure, avec Zipline, à l'échelle régionale. De plus, cela fait dix ans qu'ils répètent vouloir du commerce, et non de l'aide. Ils ne souhaitent pas être traités comme des mendiants. Ils veulent de la technologie, des emplois, de l'entrepreneuriat et de la croissance.

Je crois que les gouvernements ont adopté cette approche parce qu'elle a un impact sans précédent sur la santé de la population. Elle peut résoudre une fois pour toutes des problèmes comme la mortalité maternelle et infantile. Les pays qui l'ont déjà adoptée ont simplement besoin d'aide pour la développer plus rapidement. Imaginez le nombre de vies qui seraient perdues inutilement, en quelque sorte, en l'espace de dix ans si les pays devaient développer le système eux-mêmes. Alors pourquoi attendre ?

Je pense qu'il s'agit vraiment d'être un catalyseur, mais c'est en fait la vision des gouvernements dans laquelle nous investissons tous ici. Ils ont un plan pour la viabilité à long terme. Ils l'intègrent dans leurs budgets et financent le service. Et les fonds qu'ils versent sont d'ailleurs réinjectés dans l'économie. Ils couvrent les salaires des personnes, les coûts des prestataires de services, les services publics et les impôts. Donc, il s'agit à bien des égards d'une situation où tout le monde y gagne. Le gouvernement utilise ses propres ressources nationales pour financer une infrastructure qui change fondamentalement la donne, et que le gouvernement américain est en mesure de financer, pour la rendre accessible le plus rapidement possible à grande échelle. Mais la propriété et la prestation de services à long terme sont gérées localement et financées localement par les gouvernements, dès le premier jour.

MODÉRATEUR : Très bien. Merci. La question suivante vient également du Nigeria. Elle est posée par Adejuyigbe Francis Adegoke, de Fishe Govima Network. Sa question est la suivante : « Quels établissements de santé nigérians, parmi le nombre total indiqué pour tous les pays, bénéficieront du système de livraison par drone Zipline ? »

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : C'est une excellente question. C'est le gouvernement nigérian qui en décide, et il doit nous indiquer où le service sera le plus efficace et le plus rentable, ainsi que les problèmes de santé spécifiques qu'il souhaite cibler. Nous mettons ensuite en place le système permettant de maximiser la couverture afin d'atteindre ces objectifs à grande échelle.

Nos discussions avec le gouvernement nigérian portent donc actuellement sur les établissements du Fonds pour la fourniture de soins de santé de base (BHCPF). Il s'agit d'un modèle assez nouveau adopté par le gouvernement nigérian, dans lequel il investit pour faire en sorte d'avoir un établissement hautement équipé, doté d'un personnel hautement qualifié et d'un système d'approvisionnement irréprochable, qui soit toujours en mesure de répondre aux besoins des patients, et d'en avoir un de ce type dans chacun des districts de ce vaste pays de 230 millions d'habitants. Je pense qu'il est prévu de créer environ 14 000 à 17 000 établissements de ce genre. Environ la moitié d'entre eux sont aujourd'hui opérationnels. Quant à Zipline, notre priorité sera de nous intégrer à ce réseau d'établissements BHCPF et de le desservir.

À partir de là, nous pourrons nous étendre à toutes sortes de centres de distribution communautaires et à d'autres types d'établissements publics.

MODÉRATEUR : Très bien. Merci. Il y a une autre question qui nous vient de Mme Dabia Mohamed, d'Al Jazeera : « Comment cette initiative s'inscrit-elle dans la stratégie d'ensemble des États-Unis en Afrique, en particulier dans un contexte de concurrence mondiale croissante dans les domaines de la santé et de la technologie ? »

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Jeff, vous voulez répondre en premier ?

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Oui, j'avais un problème de micro. Oui, permettez-moi… Je vais essayer de m'en tenir au domaine de la santé. Tout d'abord, je pense que la principale différence dans notre approche de l'aide sanitaire et dans notre stratégie réside dans le fait que nous nous éloignons d'un modèle qui, pour de bonnes raisons et malgré de bonnes intentions, a fini par créer une culture de dépendance en Afrique, et dans lequel nous nous contentions de fournir une assistance médicale aux citoyens des pays africains, plutôt que d'encourager réellement les gouvernements à devenir autonomes dans ce domaine. Encore une fois, il y a des raisons pour lesquelles cela s'est produit au fil du temps, et tout cela est décrit dans notre stratégie. Mais il s'agit d'une évolution vers quelque chose de nouveau, qui aurait dû être mise en place il y a longtemps.

En fait, je peux vous dire que j'ai rencontré de nombreux ministres de la Santé en Afrique qui accueillent unanimement cette approche et qui ont déclaré qu'ils auraient souhaité que nous agissions ainsi plus tôt, non pas parce qu'ils n'apprécient pas l'aide, mais parce que, compte tenu de la manière dont cela fonctionne, si nous ne mettons pas en place un système dans lequel ils sont responsables de leurs propres résultats de santé, nous n'atteindrons jamais cet objectif. Cette stratégie est à la pointe de la nouvelle approche de l'administration Trump, parce qu'en fin de compte, notre objectif n'est pas nécessairement de… Nous fournissons une aide vitale, mais nous ne cherchons pas à faire cela éternellement.

Nous essayons de faire en sorte que les pays soient capables de le faire eux-mêmes. Et franchement, toute l'aide financière du monde ne résoudra pas les problèmes de croissance économique et de développement en Afrique. Les pays vont devoir adopter d'autres systèmes pour y parvenir. Zipline est un excellent exemple d'investissement dans un projet qui devient local, durable, qui renforce l'économie locale et contribue à la croissance du PIB tout en fournissant une aide vitale.

MODÉRATEUR : Très bien. Caitlin, avez-vous quelque chose à ajouter à cela ?

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Oui, je pense que cette subvention se concentre principalement sur deux aspects : ce que souhaitent les partenaires gouvernementaux africains, à savoir élargir l'accès à cette technologie de pointe qui sauve des vies, et comment améliorer la situation aux États-Unis, qu'il s'agisse de redynamiser l'industrie manufacturière américaine ou de mieux gérer l'argent des contribuables. Je pense que cela répond à de nombreux critères quant à ce que nous tous, ce que le gouvernement américain essaie d'accomplir avec sa stratégie d'aide extérieure, mais aussi quant à ce qui est bénéfique pour les États-Unis et pour nos gouvernements partenaires. Il s'agit donc d'une situation où nous y gagnons tous.

MODÉRATEUR : Très bien. D'accord. Parfait. La question suivante… Voyons voir. Je pense que nous avons le temps pour deux questions supplémentaires. La question suivante vient de M. Adejuyigbe… pardon… M. Adegoke, qui demande : « Quel impact les technologies robotiques et logistiques anonymes basées sur l'intelligence artificielle développées aux États-Unis auront-elles sur les résultats de santé dans l'ensemble en Afrique ? »

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Eh bien…

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Peut-être puis-je commencer, puis Caitlin… Oh, Caitlin, vous voulez répondre en premier ? Oui.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Non, non. Allez-y !

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Tout ce que je voulais dire, c'est que vous l'avez déjà mentionné dans votre première réponse, à savoir que la technologie « saut-de-mouton » est la meilleure façon de décrire cela. Je pense qu'il existe un excellent exemple – déjà mentionné par Caitlin – en Afrique, où plutôt que de passer des décennies à essayer de rattraper le retard en creusant des tranchées pour installer des lignes téléphoniques sous terre ou sur des poteaux, on est passé à la technologie cellulaire et on a simplement sauté cette génération. C'est exactement la même chose.

Nous venons d'avoir plusieurs réunions avec des pays au sujet de leurs systèmes de santé, et dans un système de santé, si vous essayez de fournir des produits de première nécessité, ce qui importe – la partie la plus difficile et la plus importante – c'est le dernier kilomètre. Il est facile d'acheminer des produits de première nécessité jusqu'à l'aéroport d'une capitale. Il est également assez facile de les acheminer de la capitale vers les entrepôts régionaux. Mais les dernières étapes sont très difficiles, en particulier dans les pays qui ne disposent pas nécessairement d'un réseau routier complet ou dont les villages sont très difficiles d'accès. C'est la première chose à prendre en compte.

Et deuxièmement, je pense qu'on introduit des nouvelles technologies vraiment formidables. Je ne sais pas si la question est de savoir si les pays sont prêts pour cette technologie. Bien sûr qu'ils le sont. Donc nous leur fournissons des moyens qui leur permettent de ne pas avoir à attendre des générations pour bénéficier des dernières technologies. Je pense que c'est une excellente manière de les introduire dès maintenant et de court-circuiter le processus lent qui se trouve entre les deux.

Mais, Caitlin, je vous en prie.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Oui. J'ajouterais qu'il existe une idée fausse très répandue selon laquelle il s'agit simplement d'un moyen de transport. Mais il s'agit en réalité d'un système d'approvisionnement complet. C'est ce que la robotique permet d'avoir : un système centralisé et à la demande, qui offre une fiabilité exceptionnelle. Il ne peut pas être perturbé par les éléments qui affectent les autres moyens de transport. Mais, plus important encore, bon nombre des compromis que vous devez faire dans un système de santé ont trait au contrôle de la qualité par le contrôle également de l'accès. Vous limitez en quelque sorte l'accès des patients à certains types de soins afin de limiter votre exposition à des risques potentiels de vol, de fraude, de péremption, etc. Et ce type de compromis n'a jamais été favorable aux patients. C'est l'une des raisons pour lesquelles nous continuons d'avoir ces problèmes de santé qui sont pourtant tout à fait résolubles.

Bon nombre de ces chaînes d'approvisionnement de la vieille école mesurent leurs performances en fonction d'indicateurs tels que le nombre de médicaments achetés, le nombre de médicaments entrés dans l'entrepôt, ou encore le taux de rotation. Elles mesurent peut-être également la ponctualité, la distribution complète ou encore la livraison dans les délais des commandes passées. Avec Zipline, il est impossible de ne pas livrer tout à temps et dans son intégralité. C'est en quelque sorte garanti. C'est l'avenir du système. C'est ce que la robotique accomplit. Elle ne peut pas être interrompue.

Ce que nous mesurons, c'est l'impact. Nous mesurons l'augmentation du nombre de visites dans les établissements. Nous mesurons l'augmentation des taux de traitement. Nous mesurons les améliorations systématiques de la santé de la population à grande échelle. Donc, ce que nous constatons, c'est que c'est le moyen le plus efficace et le plus influent d'améliorer la santé de la population à une telle échelle. C'est ce que fait la technologie, elle prend un système analogique qui apporte des retouches marginales, en quelque sorte, en essayant de l'améliorer légèrement, et on saute par-dessus tout cela, comme l'a dit Jeff, et on peut juste atteindre la ligne d'arrivée et résoudre les problèmes.

MODÉRATEUR : Merci. Pour notre dernière question, je vais en fait regrouper deux questions. L'une vient de Carmen Puan, de Politico, et l'autre d'Abubakari Sadiq, du Ghana. La question est la suivante : « Nous disposons de 50 millions de dollars. Est-ce que cette somme est destinée à chacun des cinq pays, ou quel est le niveau de co-investissement de chacun de ces pays ? »

Et en lien avec cela, la question du Ghana est la suivante : « Quel est le coût pour le contribuable ? » Cette question concerne spécifiquement le Ghana : « Quel est le coût pour le contribuable dans chacun des pays concernés ? »

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Alors…

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Alors le… D'accord, Jeff, je vous en prie.

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Oui. Non, non, allez-y. Répondez.

LA DIRECTRICE GÉNÉRALE BURTON : Ce que j'allais dire, c'est que les fonds ne sont pas répartis de manière égale. Les pays ont tous des tailles différentes et leur population est très variable. Nous collaborons avec chaque pays afin de déterminer quels grands problèmes de santé il n'a pas encore réussi à résoudre, les principaux défis en matière d'accès aux soins, les domaines dans lesquels le système de santé ne parvient pas à remplir sa mission envers les patients, et nous adaptons la taille du réseau en conséquence.

Ce réseau est destiné à couvrir l'ensemble du territoire national et à fournir les volumes de produits nécessaires pour obtenir les résultats de santé que nous souhaitons. Nous savons comment arriver à cela aujourd'hui. Nous savons comment réduire la mortalité maternelle, nous savons comment lutter contre la malnutrition et ce genre de problèmes. La taille des réseaux dépend donc de cela, puis les gouvernements prennent en charge les coûts d'exploitation. Le coût d'exploitation est fixe. Il est connu et il s'agit d'un engagement à long terme.

Mais je crois qu'il est essentiel de souligner qu'auparavant, on pouvait investir 50 millions de dollars dans un projet visant à réduire uniquement la mortalité maternelle dans une région, ou à lutter uniquement contre les infections au VIH dans une région, ou encore à prévenir la transmission mère-enfant. Ce que l'on fait ici, c'est financer une infrastructure unique qui s'attaque à chacun de ces problèmes, vous comprenez ? Il s'attaque à tous les problèmes de santé. Il n'y a pas d'investissement spécifique pour un problème ou l'autre. Il n'y a pas d'adaptation ou d'élément programmatique spécifique à l'un ou l'autre. Il s'agit simplement de veiller à ce que ces produits parviennent aux patients là où ils se trouvent, là où les épidémies se déclarent, là où les malades cherchent à se faire soigner, que ce soit dans la collectivité plutôt que dans des cliniques qui pourraient être stigmatisantes. Cela crée simplement un système très réactif.

Et donc, notre évaluation, en quelque sorte, de la taille du réseau et de la quantité de fonds à allouer à chaque pays, et la quantité de fonds nationaux investis par les pays contributeurs, reflètent vraiment ce que nous tentons d'accomplir ensemble, les objectifs que nous nous sommes fixés pour le système.

MODÉRATEUR :  Parfait. Merci. Merci à nos deux intervenants d'aujourd'hui. Cela conclut nos questions. Je cède maintenant la parole au haut responsable de Bureau Jeff Graham pour un mot de conclusion.

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Merci. Je serai très bref. Je souhaite simplement remercier tout le monde de nous avoir rejoints aujourd'hui. J'espère que vous pouvez percevoir notre enthousiasme au sujet de ce qui se passe. Nous sommes ravis de cette stratégie. Nous sommes ravis du fait que Zipline soit, en quelque sorte, notre premier investissement majeur, et de ce qui est, franchement, une technologie vraiment remarquable qui aura, je pense, un impact considérable dans les collectivités rurales, en particulier en Afrique.

Je tiens à remercier encore une fois Caitlin de s'être jointe à moi et d'avoir apporté d'excellentes réponses, ainsi que vous tous pour votre attention.

MODÉRATEUR :  Merci.

LE HAUT RESPONSABLE GRAHAM : Nous espérons qu'il y en aura d'autres dans l'avenir.

MODÉRATEUR : Parfait, excellent. Eh bien, merci, Monsieur le Haut Responsable de Bureau Jeff Graham, et Madame la Directrice générale Caitlin Burton. Nous remercions également les journalistes de toute l'Afrique qui ont participé au point de presse d'aujourd'hui.

Une transcription en français et en anglais ainsi qu'un enregistrement audio du point de presse d'aujourd'hui seront mis à votre disposition peu après cet appel. Si vous avez des questions concernant le point de presse, n'hésitez pas à nous contacter ici, au Centre régional des médias pour l'Afrique, à l'adresse afmediahub@state.gov. De plus, si vous publiez des articles ou diffusez des émissions basés sur le point de presse d'aujourd'hui, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en envoyer une copie à cette même adresse électronique.

Enfin, je vous invite tous à nous suivre sur X. Notre pseudo est @africamediahub.

Je vous remercie et vous souhaite une excellente journée.


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/digital-press-briefing-on-zipline-drone-delivery-and-the-america-first-global-health-strategy/
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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