Thursday, November 13, 2025

Déclarations du secrétaire d’État Marco Rubio à la presse

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d'État des États-Unis
Marco Rubio, secrétaire d'État
Aéroport international Hamilton
Hamilton, Canada
Le 12 novembre 2025
EXTRAITS

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, est-ce que, selon vos évaluations, la Russie ne souhaite pas vraiment la paix ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, nous ne pouvons nous baser que sur ce que nous observons. Je pense qu'ils ont clairement indiqué ce qu'ils veulent : ils veulent le reste de la région du Donetsk, et il est évident que les Ukrainiens ne vont pas accepter cela. Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est qu'ils poursuivent leurs frappes de longue portée contre l'Ukraine, manifestement dans le but de dégrader le réseau électrique et de démoraliser le pays, ou autre, et ils ont réalisé quelques avancées dans la région de Donetsk. Mais ils perdent 7 000 soldats par semaine – 7 000 soldats russes morts chaque semaine – donc, à ce stade, c'est l'évaluation que nous devons faire. Ils ont formulé une exigence à laquelle l'Ukraine ne peut consentir, et voilà où nous en sommes actuellement.

QUESTION : Monsieur le Secrétaire —
QUESTION : Vous n'aviez aucun livrables à apporter de Washington concernant la question ukrainienne – est-ce exact ? Ou en aviez-vous ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Le président a imposé les sanctions ; c'est ce qu'ils lui avaient demandé de faire, et cela s'est produit très récemment. Mais en ce qui concerne les livrables, nous continuons de faire ce que nous avons jusqu'à présent avec, en plus, les nouvelles sanctions.

***

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, pour revenir à l'Ukraine, plusieurs alliés ici ont annoncé un soutien énergétique, des financements et d'autres formes de soutien pour aider l'Ukraine à stabiliser son réseau énergétique. Y a-t-il eu un engagement spécifique de la part des États-Unis à ce sujet ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Nous avons eu des discussions avec les Ukrainiens au sujet de leurs besoins, et je sais que c'est une question en cours de discussion. Il est clair qu'aider les Ukrainiens à passer l'hiver est essentiel, notamment pour des raisons humanitaires. Le problème est que le réseau énergétique ukrainien s'est affaibli d'année en année, si bien que chaque année, ils commencent avec un réseau en pire état que l'année précédente. À Kyiv, par exemple, les habitants passeraient 50 à 60 % de la journée sans électricité. Ils ont accompli un travail remarquable pour basculer leur réseau électrique et tenter de s'adapter, mais cela signifie aussi qu'à certaines heures de la journée, il n'y a ni eau ni électricité. Il faut organiser les activités économiques et la vie quotidienne en conséquence. Cela fait clairement partie de la stratégie de la Russie, qui cherche à saper le moral des Ukrainiens et leur volonté de se battre.
C'est pourquoi nous avons engagé des discussions avec eux sur les armes défensives pour qu'ils puissent protéger leur réseau électrique. Et nous avons également des échanges techniques en cours sur l'équipement spécifique dont ils ont besoin. Mais si cet équipement est détruit une semaine après son installation, cela reste un problème. Et c'est ce qui se produit depuis deux ou trois ans.

***

QUESTION : En ce qui concerne Haïti, avez-vous obtenu aujourd'hui au G7 des engagements relatifs à la Force de lutte contre les gangs ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Les Canadiens ont déjà pris des initiatives. Nous faisons face à deux défis en Haïti. D'abord, il faut mener à bien la période de transition vers la Force de répression des gangs, qui doit encore être financée pour trois mois au début de l'année prochaine. Nous sommes convenus de financer la première moitié de cette phase de transition, ce qui nous mène jusqu'à la fin de l'année en cours. Il faut maintenant mobiliser des fonds auprès des partenaires internationaux pour financer les trois ou quatre mois de la seconde phase de transition. Ensuite, il faut lever des fonds pour le Bureau des Nations Unies et pour la Force de répression des gangs, et convaincre d'autres pays d'envoyer des troupes. Nous ne pouvons pas laisser les Kényans intervenir seuls avec 2 000 soldats.

Il reste donc beaucoup à faire. Nous y travaillons chaque jour. Nous avons une équipe entièrement dédiée à ce dossier. Et nous demandons trois choses : des fonds pour la fin de la phase de transition – nous en avons financé la moitié, le reste du monde doit pouvoir en financer l'autre moitié ; deuxièmement, des fonds pour le Bureau de l'ONU et la Force de répression des gangs ; et troisièmement, des contributions en troupes pour que les effectifs atteignent 5 000 hommes au lieu de 2 000. Nous sommes très reconnaissants envers les Kényans pour ce qu'ils ont déjà accompli, donc nous ne voulons pas qu'ils se retrouvent seuls, et nous les soutenons et les encourageons à poursuivre leur participation à la Force de répression des gangs.

***

QUESTION : Il y a-t-il des négociations en cours aujourd'hui en vue du renouvellement du traité New START avant son expiration en février ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Non, il n'y a pas de négociations actives, ouvertes – seulement des conversations sur la possibilité que nous en parlions avec eux. Les Russes ont exprimé publiquement un certain intérêt à ce sujet, donc nous étudions cela. Et nous dissocions complètement cette question de l'angle ou du contexte ukrainien.

Mais, écoutez, nous communiquons quotidiennement avec les Russes à différents niveaux, peut-être pas au mien, mais notamment des opérations de notre ambassade, de problèmes ou de sujets comme le New START, que vous venez d'évoquer. Mais je n'ai rien de nouveau à annoncer là-dessus aujourd'hui.

QUESTION : Comment se passent vos relations avec M. Lavrov actuellement ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Je ne lui ai pas parlé depuis un mois, mais tout va bien.

QUESTION : Comment s'est passée votre dernière conversation ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Écoutez, notre dernière conversation – je crois que je dirais qu'il y a eu, je pense, un accord des deux côtés sur le fait que la prochaine rencontre entre nos présidents devra produire un résultat concret. Nous devons savoir en y allant qu'il y a une réelle possibilité d'obtenir une avancée positive. Et nous aimerions beaucoup que cela se produise. Nous aimerions vraiment que cette guerre se termine, mais nous ne pouvons pas continuer à tenir des réunions stériles. Je crois que les deux parties comprennent cela, enfin, c'est ce que j'ai tiré de nos conversations.

Mes échanges avec lui ont toujours été professionnels et productifs. Mais, évidemment, nous souhaitons des résultats tangibles.

QUESTION : Monsieur, (inaudible)

QUESTION :  Avez-vous des éléments de preuve indiquant que la Russie ou le groupe Wagner, ou d'autres intermédiaires, sont impliqués au Soudan ?
LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : De nombreux acteurs sont impliqués au Soudan, mais je dirais que le principal défi actuel – je ne minimise pas ce que l'autre camp a fait ni les autres exactions qui ont été commises, les divers groupes qui participent, et cela pourrait comprendre les Iraniens, tout au moins l'argent et les armes acheminées vers l'autre camp.

Mais je crois que notre plus gros problème aujourd'hui – sans vouloir les isoler, mais nous devons – ce sont les actions récentes des FSR, c'est le fait qu'elles n'ont pas de capacités de production d'armes. Quelqu'un leur fournit l'argent et quelqu'un leur fournit les armes, et tout cela transite par un certain pays. Nous savons de qui il s'agit, et nous allons leur en parler pour leur faire comprendre que cela ternira leur image et celle du monde si nous ne parvenons pas à y mettre fin.

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, quel est votre degré d'inquiétude au sujet –

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, concernant les avoirs russes : les États-Unis participeront-ils au plan européen qui consiste à utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l'Ukraine ?
LE SECRÉTAIRE RUBIO : Eh bien, c'est le secrétaire Bessent qui s'occupe de ce dossier, donc je ne souhaite pas lui couper l'herbe sous le pied. Je vous invite à vous adresser au Trésor à ce sujet. Je ne tiens pas à – je le laisserais s'exprimer sur ce que notre dernière réunion –

QUESTION : Le sujet a-t-il été abordé ici aujourd'hui ?
LE SECRÉTAIRE RUBIO : Nous sommes, bien entendu, au courant des mesures prises en Europe. Il y a évidemment quelques pays qui ne sont pas très enthousiastes, mais c'est une affaire européenne. Quant aux avoirs gelés aux États-Unis et à notre approche à cet égard, c'est un sujet sur lequel le secrétaire au Trésor travaille, en coordination avec nous. Mais je vous renverrai à lui. Je ne souhaite pas faire de commentaires à ce sujet ni le devancer en quoi que ce soit.

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, quel est votre degré d'inquiétude –

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, les États-Unis soutiennent-ils le plan européen ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Encore une fois, c'est une question que nous étudions. Écoutez, comme pour n'importe qui, il y a des conséquences imprévues à cela, mais je n'ai pas de déclaration officielle à ce sujet à présent.

QUESTION : Quel est votre degré d'inquiétude —

QUESTION : Une délégation est en route pour —

QUESTION : Très rapidement, à propos des incursions russes en Europe de l'Est, comme —

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Qu'avez-vous dit ?

QUESTION : Les incursions russes, l'augmentation des incursions dans les pays d'Europe de l'Est. Dans quelle mesure ces incursions vous préoccupent-elles ? Et y a-t-il —

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Oui, nous ne les approuvons pas. Nous n'aimons pas cela. Nous avons un engagement ferme à l'égard de l'OTAN et de la défense de nos Alliés en cas d'attaque. Ces provocations viennent de la Russie. Nous pensons qu'elles sont contre-productives et qu'elles font monter les tensions à un tel niveau que cela risque de provoquer un conflit plus large, ce qui serait une mauvaise nouvelle pour eux et pour tout le monde, à vrai dire.


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/releases/2025/11/secretary-of-state-marco-remarks-to-the-press/
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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