Wednesday, February 26, 2025

Interview du secrétaire d’État Rubio par Brian Kilmeade, de la chaîne Fox News

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Département d'État des États-Unis
Marco Rubio, secrétaire d'État
Le 26 février 2025
EXTRAITS

QUESTION : Monsieur le Secrétaire, tout d'abord, félicitations. Quatre-vingt-dix-neuf voix. Ça veut dire que tout le monde vous soutient, non ? Ça fait quel effet, après plus de 30 jours ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Je suis occupé. On est bien occupés. On fait beaucoup de travail. On fait un travail de diplomatie au département d'État, beaucoup de – ce – le président Trump n'est pas un homme patient. Il travaille – il passe très rapidement à l'action. Il a reçu un mandat, et il s'y est mis au pas de course dès le premier jour (…).

QUESTION : Vous avez dit que vous vouliez vous attaquer rapidement à la guerre entre l'Ukraine et la Russie. Il y a du nouveau aujourd'hui. Pour commencer, il semble que l'accord sur les minéraux ait été conclu. Pouvez-vous le confirmer ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Je ne peux pas le confirmer, cela va de soi. Notre secrétaire au Trésor, M. Bessent, y travaille. Il a fait un excellent travail de préparation. Aux dernières nouvelles que j'ai eues, on était très près de la ligne d'arrivée. On était à un yard – même moins que ça. On était à un demi-yard, un peu comme quand les Eagles ont poussé le quarterback pour lui faire franchir la ligne de but.

QUESTION : C'est vrai.

Vous savez, le fameux « tush push », la poussée du popotin ?  On est donc très près, et c'est bien. C'est un bon accord. C'est un accord important. Nous voulons toujours mettre fin à cette guerre. C'est un point sur lequel le président a été très clair. Il a fait campagne sur cette question. (…)

QUESTION : Le président Zelensky et le président ont eu un différend la semaine dernière. Cela ne fait aucun doute. (…) Cette semaine sera différente. Il semble que le président Zelensky sera présent à Washington cette semaine.

(…)

Quel est le degré de friction entre le président Zelensky et le président Trump ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Je ne… Les gens… On entend beaucoup de choses dans les médias à ce sujet, mais au bout du compte, l'objectif du président est clair. Il veut la fin de la guerre. Et pour que ça se fasse, il faut que les deux parties soient d'accord, n'est-ce pas ?

Bon, nous avons parlé à Zelensky. Je pense que ce qui a irrité le président, et à juste titre, c'est l'argument selon lequel nous n'avons pas parlé à l'Ukraine. Après sa conversation avec Poutine, à qui il n'avait pas parlé depuis quatre ans, le président Trump a décroché le téléphone. J'étais présent lors des deux appels. Il a immédiatement appelé Zelensky, puis Zelensky a rencontré notre secrétaire au Trésor. Il a ensuite rencontré le vice-président et moi-même, puis il a rencontré Kellogg. Il a donc eu des contacts, des contacts constants. J'ai parlé au ministre ukrainien des Affaires étrangères à deux reprises au cours des six derniers jours. Il n'est donc pas exact de dire qu'on les laisse sur la touche.

QUESTION : (…) Qu'est-ce qui vous fait croire que les Russes veulent sincèrement la fin de cette guerre ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Je ne sais pas. Je ne connais pas la réponse à cette question.

QUESTION : Qu'est-ce que vous pensez ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, ce sera un test. On leur a dit : « Vous voulez mettre fin à la guerre ou vous voulez la continuer ? Si vous voulez mettre fin à la guerre, on peut discuter de ce qu'il faudrait faire pour y mettre fin de leur point de vue. Si vous voulez continuer la guerre, dites-le nous maintenant. Et ils ont accepté un suivi dans le cadre duquel nous allons envoyer des équipes de diplomates rencontrer les leurs pour discuter de ce qu'il faudrait faire pour mettre fin à la guerre. Si ce sur quoi ils insistent n'est pas réaliste, alors on saura qu'ils ne sont pas sincères. Mais on doit tester cette proposition. On doit savoir, et le président veut le savoir dès le début de sa présidence, si les Russes ont envie ou non de mettre fin à cette guerre. Donald Trump est un homme d'affaires. Le président Trump a conclu des accords toute sa vie. Il ne va pas se laisser entraîner dans une mauvaise affaire. Il ne va pas tomber dans le piège d'une négociation sans fin. Mais il veut être un artisan de la paix, pas seulement un deal maker, mais un artisan de la paix, et le président Trump teste les Russes pour voir s'ils sont sérieux ou non. La réponse à votre question est donc qu'on ne sait pas, mais qu'on va voir.

(…)

QUESTION : Une élection importante a eu lieu en Allemagne. Le président Trump a félicité le nouveau dirigeant présumé, même s'il faudra des mois pour former un gouvernement. Il s'appelle Friedrich Merz et il a déclaré : « Je n'aurais jamais pensé dire cela à la télévision, mais après les déclarations de Donald Trump la semaine dernière, il est clair que le gouvernement est largement indifférent au sort de l'Europe. Ma priorité absolue sera de renforcer l'Europe le plus rapidement possible afin que, progressivement, nous puissions réellement atteindre l'indépendance vis-à-vis des États-Unis. » Il affirme que l'OTAN dans sa forme actuelle est en péril et qu'il est temps que les nations européennes mettent en place une capacité de défense européenne indépendante. Votre réaction ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Ma réaction, c'est que l'OTAN n'est pas en péril. La seule chose qui mette l'OTAN en péril, c'est le fait que nous avons des membres de l'Alliance qui disposent à peine d'une armée ou dont l'armée n'est pas très performante parce que cela fait 40 ans qu'ils n'y consacrent pas de fonds. Nous avons été l'OTAN.

Et tout ce que le président Trump a dit, c'est ce qu'ont dit tous les présidents, tous les présidents américains, au cours des 30 dernières années, à savoir qu'il s'agit de pays riches, en particulier en Europe occidentale. Ce n'est pas l'argent qui manque. Ils devraient l'investir dans leur sécurité nationale, et ce n'est pas le cas. Il y a des pays qui dépensent 1,5 % ou 1 % de leur économie, et on ne peut pas continuer à subventionner ça. Ce n'est pas juste et ce n'est pas viable.

(…)

QUESTION : Il pense que les États-Unis veulent se détacher de l'Europe, débrouillez-vous. Est-ce qu'il a mal interprété Donald Trump sur la…

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Non, on ne leur dit pas de se débrouiller tout seuls. On leur dit de faire plus. C'est leur continent, non ? Pourquoi est-ce qu'on – pourquoi est-ce déraisonnable que les États-Unis demandent aux riches pays européens d'investir plus d'argent dans leur propre sécurité nationale ?

(…)

QUESTION : Quel début pour vous ! Trente jours et un peu plus. Vous êtes allé au Panama, au Salvador, au Costa Rica, au Guatemala, en République dominicaine, en Allemagne, en Israël, en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis. Dès le début, vous vous êtes rendu dans six pays là-bas, en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Il y a un message. Et il semble qu'il concerne nos frontières ; établissons des relations parce que nous devons contrôler notre frontière sud et vous devez contrôler la vôtre. Qu'avez-vous retenu de ces visites ? Quel était votre message ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, nous avons retenu ce qui suit. Tous ces pays que vous avez mentionnés en Amérique centrale sont des routes migratoires. C'est la route que les gens empruntent pour arriver à la frontière sud. (…) Donc notre frontière, dans de nombreux cas, en ce qui concerne la migration de masse, commence là-bas. Nous voulons que ces pays coopèrent pour arrêter cela.

De plus, un certain nombre de ces pays – et j'ajoute le Honduras à la liste – ont maintenant accepté non seulement de reprendre les vols de rapatriement de leurs ressortissants, mais aussi d'accueillir des ressortissants de pays tiers, c'est-à-dire des personnes d'autres pays qui entrent illégalement aux États-Unis. Nous pouvons les envoyer vers ces pays et elles ont le choix. Elles peuvent retourner dans leur pays d'origine ou aller dans ces pays. Ce sont des outils puissants, et c'est pour cela que nous voyons maintenant des chiffres historiquement bas à la frontière sous la présidence de Trump.

QUESTION : Vous pensez que c'est le résultat de vos déplacements ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, je pense que cela a beaucoup à voir avec le président Trump. Cela a à voir avec le fait que les personnes qui venaient ici ont compris qu'on n'était plus sous Joe Biden. Sous la présidence de Trump, vous n'allez pas pouvoir simplement arriver ici, demander l'asile et rester indéfiniment. Donc on est vraiment, dans certains de ces pays – j'ai eu entretien téléphonique hier. Dans l'un de ces pays, il y a maintenant des gens qui font demi-tour, vous voyez ? Ils étaient en route pour venir ici. Ils ont compris que maintenant, on ne rigole plus ; le président Trump est sérieux ; et ils ont fait demi-tour. Ils essaient de retourner dans leur pays.

QUESTION : D'accord.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : C'est ce qu'on constate. Et c'est le résultat du leadership très clair du président Trump en matière de migration.

(…)

QUESTION : Avons-nous permis, au fil des décennies, à la Chine de s'implanter en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et le Panama en est-il un exemple ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Oui.

QUESTION : On n'a tout simplement pas accordé assez d'attention à ce qui se passait juste à côté de nous.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien –

QUESTION : C'est ce que vous avez entendu quand vous vous êtes rendu là-bas ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Oui, deux ou trois choses. Il y a la corruption, n'est-ce pas ? L'ancien président, l'avant-avant-dernier président, ces gens sont tous impliqués dans un réseau de corruption. En fait, il est actuellement jugé pour cela au Panama.

Ils ont acheté leur accès, comme ils l'ont fait dans de nombreuses régions du monde. Et un jour, on se réveille et on réalise qu'ils contrôlent les deux ports d'entrée du canal de Panama, qu'ils contrôlent les grues, qu'ils ont une présence énorme là-bas. Et je suis très heureux qu'après notre visite – je crois que ça s'est produit le jour même où j'y étais – le Panama est devenu le premier pays d'Amérique latine, des Amériques, à se retirer de l'initiative « une ceinture, une route ». Et je pense qu'on va bientôt avoir d'autres nouvelles concernant le Panama – qui seront toutes positives pour l'Amérique.

(…)

QUESTION : Vous avez dit que la Chine était « le plus dangereux adversaire de puissance quasi équivalente » auquel les États-Unis aient jamais eu affaire.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Absolument.

QUESTION : Nous devons donc prendre des mesures concrètes pour les affronter.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Oui.

QUESTION : Sachant qu'ils sont clairement en train de renforcer leur armée pour nous affronter.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Oui.

QUESTION : Aussi sophistiquée que possible. Quel est votre plan ? Et ils nous ont dit qu'en 2027, ils allaient prendre Taïwan.

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO : Eh bien, il y a –

QUESTION : Des incursions quotidiennes – qu'est-ce qu'on pourrait faire à ce sujet ? À quel point êtes-vous, le président des États-Unis et vous, déterminés à défendre Taïwan ?

LE SECRÉTAIRE D'ÉTAT RUBIO :  Il y a trois choses que nous devons faire en ce qui concerne – écoutez, la Chine va être un pays riche et puissant. Quoi qu'on fasse, c'est ce que – c'est la situation devant nous. Mais nous devons faire face à la réalité. On ne peut pas avoir un monde dans lequel la Chine est puissante au point qu'on en devient dépendants. Et c'est malheureusement vers cela que nous nous dirigeons actuellement. Cela va changer. Cela va changer sous le président Trump.

En premier lieu, nous devons avoir notre propre capacité nationale. Si on ne veut pas dépendre de la Chine, on a intérêt à être capable de faire les choses nous-mêmes, et on a laissé beaucoup trop d'industries tomber entre les mains des Chinois, tout, des minéraux rares aux produits pharmaceutiques. Nous devons avoir une capacité nationale, et c'est l'une des idées qui sous-tend les tarifs douaniers que le président cherche à mettre en place à grande échelle. C'est pourquoi les gens disent, on n'a qu'à imposer des droits de douane seulement à la Chine. Mais ça ne suffit pas, parce que la Chine a des usines dans d'autres pays dans monde entier et elle nous inonde avec ces produits. Donc on doit avoir notre propre capacité nationale.

La deuxième chose, c'est qu'on doit être présents. Dans l'Indopacifique, ils essaient de nous pousser vers la sortie. Nous avons une relation forte. Nous sommes un pays du Pacifique. Nous le sommes. Et donc nous avons des relations dans le Pacifique, et nous n'allons pas les abandonner – le Japon, la Corée du Sud.

Vous avez mentionné Taïwan. Nous avons une position de longue date au sujet de Taïwan, que nous n'allons pas abandonner, et c'est celle-ci : nous sommes contre tout changement forcé, imposé, coercitif du statut de Taïwan. C'est notre position depuis la fin des années 1970, et elle reste inchangée, et cela ne changera pas.

Et puis le troisième point – et cela dépasse le champ de compétence du département d'État – mais nous devons avoir des capacités militaires qui nous permettent de répondre à la menace que représente la Chine, et cela doit nous préoccuper. Nous avons nos fabricants d'avions, nos fabricants de navires ; ils ne suivent pas le rythme. La Chine est capable de construire 10 navires pendant qu'on en construit un. C'est une vulnérabilité très sérieuse qui ne doit pas se poursuivre. Et évidemment, je sais que Pete a un plan pour cela, et le président a un plan pour cela, et ils y travaillent.

(…)


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/secretary-of-state-marco-rubio-with-brian-kilmeade-of-fox-news/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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