Thursday, December 5, 2024

Le secrétaire d’État Antony J. Blinken lors d’un point de presse

Department of State United States of America

Traduction fournie par le département d'État des États-Unis à titre gracieux



Antony J. Blinken, Secrétaire d'État
Siège de l'OTAN
Bruxelles, Belgique
Le 4 décembre 2024
Allocution

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE BLINKEN : Bonjour à tous. Il s'agit de ma dernière réunion ministérielle de l'OTAN en tant que secrétaire d'État. Je remettrai donc aujourd'hui les clés de notre appartement à Bruxelles et j'espère récupérer la caution après quatre ans. Plus sérieusement, je suis reconnaissant à tous mes collègues ici, à l'OTAN – les représentants permanents, les ministres des Affaires étrangères, le secrétaire général, toute l'équipe – pour ces quatre années extraordinaires, pour le travail extraordinaire accompli ensemble en vue de renforcer la sécurité et le bien-être de tous les citoyens que nous avons le privilège de représenter. Je tiens tout particulièrement à remercier le secrétaire général, M. Rutte, qui a démarré sur les chapeaux de roues et qui accomplit déjà un travail remarquable à la tête de l'Alliance. J'ai une grande confiance dans l'avenir de l'Alliance sous sa direction.

Lorsque j'ai pris mes fonctions de secrétaire d'État, l'OTAN avait un concept stratégique qui considérait la Russie comme un partenaire, qui ne mentionnait pas la Chine et qui ne prenait pas pleinement la mesure ou ne s'occupait pas des menaces urgentes, telles que le cyber et le climat. C'est ici, en 2021, que j'ai exposé la vision du président Biden pour revitaliser et moderniser cette Alliance. Au cours des quatre années qui ont suivi, l'Alliance a entrepris les réformes les plus importantes et le renforcement le plus significatif que nous ayons connus depuis des décennies. Près de quatre ans plus tard, l'OTAN est plus grande, plus forte et mieux dotée en ressources pour relever les défis devant elle.

Rien de tout cela n'était inévitable. C'est le fruit du leadership du président Biden, de notre engagement diplomatique soutenu et de la mise en place d'un sentiment d'unité et d'un objectif commun. Nous disposons d'un nouveau concept stratégique de l'OTAN. Il reconnaît que la Russie constitue la menace la plus directe pour l'Alliance, tout en soulignant le nouvel environnement sécuritaire dans lequel nous évoluons, avec les menaces de la République populaire de Chine, les défis transnationaux – les technologies émergentes et perturbatrices, le changement climatique, le terrorisme. En 2020, neuf de nos Alliés respectaient l'engagement qu'ils avaient pris lors du sommet du Pays de Galles, en 2014, à savoir consacrer 2 % de leur PIB à la défense – seulement neuf. Aujourd'hui, ils sont 23, et les autres Alliés sont en bonne voie pour respecter l'engagement pris au Pays de Galles.

Nous avons ajouté deux nouveaux Alliés, la Finlande et la Suède, ce qui renforce considérablement notre Alliance pour l'avenir. L'Alliance elle-même a renforcé sa capacité de défense et de dissuasion. Nous avons doublé notre présence sur le flanc est. Nous avons mis à jour notre structure de commandement. Nous avons de nouveaux plans de défense, que nous mettons en œuvre. Nous avons renforcé nos capacités dans tous les domaines, y compris le cyberespace et l'espace extra-atmosphérique. Ces engagements et ces investissements durables contribueront à assurer la sécurité de nos concitoyens pendant de nombreuses années.

Il n'y a sans doute pas de meilleure illustration de l'unité et de la détermination des Alliés que notre soutien indéfectible à l'Ukraine depuis l'agression russe. Poutine a cherché à maintes reprises à briser notre détermination ainsi que celle des Ukrainiens. Cela ne s'est pas produit et ne se produira pas. Ces dernières semaines, la Russie s'est livrée à des escalades dangereuses, notamment en faisant intervenir plus de 10 000 soldats nord-coréens dans les combats, en abaissant le seuil d'utilisation des armes nucléaires dans sa doctrine, en lançant des missiles balistiques à portée intermédiaire dotés de capacités nucléaires potentielles, en multipliant les menaces à l'encontre de l'Ukraine et de ses partenaires, en continuant d'attaquer sans relâche le réseau énergétique, utilisant l'hiver comme une arme et tentant de couper l'électricité pour forcer les gens à fuir le froid glacial de leurs maisons.

Malgré cela, aujourd'hui, plus de 1 000 jours après l'invasion totale, l'Ukraine continue de se battre et l'OTAN soutient fermement l'Ukraine. Nous avons fourni, par l'intermédiaire de l'OTAN, un soutien non létal essentiel. Nous avons créé le Conseil OTAN-Ukraine, qui vient de se réunir à nouveau ici, à Bruxelles. Nous avons lancé un nouveau commandement, le commandement du programme OTAN de formation et d'assistance à la sécurité en faveur de l'Ukraine, afin de coordonner les efforts futurs et d'aider l'Ukraine à accélérer sa trajectoire vers l'adhésion. Les États-Unis ont augmenté leurs ressources et leur assistance sécuritaire afin de continuer d'aider l'Ukraine à renforcer ses défenses aériennes, son artillerie et ses véhicules blindés. Nous sommes déterminés – et c'est tout à fait mon intention et celle du président – à dépenser chaque centime des 61 milliards de dollars autorisés par le Congrès dans le cadre du supplément budgétaire.

Avec le G7, nous finalisons le transfert de 50 milliards de dollars garantis par les avoirs russes gelés. Parallèlement, les Alliés et les partenaires de l'OTAN partagent le fardeau et assument une part encore plus importante de la responsabilité. L'Allemagne, par exemple, vient de promettre une nouvelle aide militaire de 680 millions de dollars. La Bulgarie, la Tchéquie, la Suède et d'autres pays fournissent du personnel à ce nouveau commandement de l'OTAN. Au total, les États-Unis ont fourni 102 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine, et nos alliés et nos partenaires, 158 milliards de dollars. Et comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, il s'agit certainement du meilleur exemple de partage du fardeau que j'aie jamais vu en 32 ans de carrière.

Bien entendu, en ce qui concerne nos propres investissements, ils sont allés, pour la plupart, à notre base industrielle de défense aux fins de produire les armes dont l'Ukraine a besoin, mais ces investissements renforcent notre base industrielle de défense et créent de bons emplois aux États-Unis. Nous avons accueilli le ministre ukrainien des Affaires étrangères à l'OTAN ainsi que la nouvelle haute représentante de l'UE, Kaja Kallas, et, ce faisant, nous avons réaffirmé notre engagement à l'égard de la défense de l'Ukraine et de sa trajectoire irréversible vers l'adhésion à l'OTAN et à l'UE. Nous continuons de nous coordonner pour faire en sorte que l'Ukraine dispose de l'argent, des munitions et des forces mobilisées pour se battre autant que nécessaire jusqu'à l'année prochaine – ou pour être en mesure de négocier, mais en position de force.

L'Ukraine montre également que la sécurité européenne et la sécurité indopacifique sont étroitement liées. Au cours des quatre dernières années, nous avons assisté à une convergence sans précédent parmi les Alliés face aux défis que pose la Chine à la sécurité transatlantique, et cela comprend son soutien critique à la base industrielle de défense de la Russie, qui permet l'agression persistante de la Russie et intensifie ce qui constitue la plus grande menace à la sécurité européenne depuis la fin de la guerre froide. Mais cette convergence croissante ici, en Europe, face aux défis posés à la fois par la Russie et, de différentes manières, par la Chine, ainsi que la collaboration croissante entre les alliés et les partenaires dans la zone transatlantique et l'Indopacifique, est un trait caractéristique de ces quatre dernières années.

À mesure que ces menaces évoluent, qu'elles transcendent les régions, nous avons considérablement accru notre engagement au-delà de l'OTAN, de l'Indopacifique à l'Arctique en passant par le flanc méridional de l'OTAN, renforçant ainsi une approche à 360 degrés. Le roi Abdallah était parmi nous hier, et nous avons été très heureux de l'accueillir à la réunion ministérielle. Nous attendons avec intérêt l'ouverture du bureau de liaison de l'OTAN à Amman l'année prochaine – ce sera le premier dans la région – afin de renforcer encore les relations entre l'OTAN et le Moyen-Orient. Mais ce que je tiens à souligner, c'est ceci : tous ces efforts ne poussent pas l'OTAN à l'extérieur de sa zone ; c'est l'extérieur qui est venu à l'OTAN. C'est pourquoi il est si impératif que nous travaillions ensemble pour renforcer nos capacités, pour renforcer notre capacité, pour renforcer notre attention sur ces défis variés, parce qu'ils ont un effet au sein de la communauté transatlantique.

Cette évolution est essentielle pour que l'OTAN puisse continuer à s'adapter au monde tel qu'il est déjà et tel que nous le voyons évoluer. Nous nous trouvons à un moment critique pour l'Ukraine et pour la défense des valeurs transatlantiques sur lesquelles cette Alliance a été fondée. Au cours des quatre dernières années, comme je l'ai dit, des progrès historiques ont été accomplis en vue de renforcer l'Alliance, ce qui a rendu l'Amérique et le monde plus sûrs. Je pense que le moment est venu pour tous les Alliés d'aller de l'avant au lieu de reculer.

Chaque dollar que les États-Unis investissent dans notre sécurité commune – qu'il s'agisse d'approfondir les cyberdéfenses ou de renforcer notre base industrielle de défense – est un investissement qui profite aux peuples de toute l'Alliance, aujourd'hui et pour les années à venir. Une OTAN plus forte signifie davantage de capacités pour décourager les agressions, des Alliés plus efficaces pour relever les défis plus complexes, et la paix et la stabilité qui permettent à nos peuples de mener une vie plus épanouie.

Un dernier point, et c'est peut-être le plus important, et je tiens à le souligner. Aux États-Unis, en Europe, dans le monde entier, les gens veulent la paix. Ils ne veulent pas la guerre. Ils veulent éviter les conflits. Et ce qu'il est vraiment important de comprendre à propos de cette Alliance, c'est son origine et sa raison d'être.

L'OTAN a été créée après deux guerres mondiales, dans le cadre de la mise en place d'une série d'institutions pour éviter une nouvelle conflagration mondiale. Ce qui fait la spécificité de l'OTAN, c'est le pacte conclu entre tous ses membres, selon lequel une attaque contre l'un est une attaque contre tous. Ce qui est très puissant dans ceci, c'est le message à tout agresseur potentiel que s'il s'en prend à l'un de nous, il aura affaire à nous tous. C'est le moyen de dissuasion le plus puissant pour éviter qu'une guerre n'éclate. C'est le moyen de dissuasion le plus puissant contre l'agression. Il n'est pas surprenant que la Russie n'ait pas attaqué directement un membre de l'OTAN.

Ainsi, lorsque nous parlons tous de ce puissant désir d'éviter les conflits, de prévenir les guerres, d'instaurer la paix, le meilleur moyen d'y parvenir est d'investir en permanence dans l'alliance défensive la plus performante du monde, à savoir l'OTAN. Merci.


Voir le contenu d'origine : https://www.state.gov/secretary-antony-j-blinken-at-a-press-availability-55/
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

 


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